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Et les heures s*éooulaient yite dans cet asîle où la poésie et les arts se donnaient la m»n pour mieux s'unir et savoir s*entr'aider.
Tout allait donc pour le mieux !
Cependant Béranger, qui, la première année de la souscription en faveur de Rouget de Lisle, avait obtenu de quoi lui former une pension alimentaire, eut beaucoup de peine par la suite à réunir de nouveaux fonds. De sorte que lui-même, privé de fortune, se voyait à la veille de servir complètement la pension de son protégé.
Il ne fallait rien moins qu'une révolution pour les sortir d'embarras, et celle de 4830 éclau.
Ce fut un double triomphe pour Rouget de Lisle; car on chanta ta Marseillaise, et Ton se souvint de l'auteur.
^ Oit est-il? que fait-il?
— Hélas! il vit dans roubli...]Il a servi ia France, et elle l'a déshérité.
Par un élan du cœur français, qui est
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généralement bon, soisiMe et généreux, on convint d'ouvrir une souscription en faveur du chantre national, et le soir même, à rOpéra^ sous Tinfluence chaleureuse de la Toix du célèbre chanteur Nourrit, qui fit retentir la salle du chant de la MarmUaise^ cette souscription fut couverte avec enthousiasme, sur la demande de Tun des spectateurs.
Le lendemain, une députatien se chargea de porter Tofirande à Houget de Lisle, qui la refusa dignement.
— Vous oubliez, dit-il, les veuves et les blessés de Juillet... Il y a plus malheureux que moi!*.*
Noble cœur! peut-on songer k te dé|M>ml- 1er aujourd'hui de ton chant triomphal, toi qui fus toujours si grand et si désintéressé?
A cette époque, la gloire de Béranger ne pouvait pas non plus rester incomprise.
Un aide de camp de Louis-Philippe fut chargé de s'inquiéter de la position de Tillustre chansonnier .