ROUGET DB LIS LE
j*tTais d*écrire quelques pages sur Tauleur de la Marseillaise.
— Consultez mes confrères, ajouta-t-il, et TOUS serez conyaineu de la vérité du fait que j'avance.
J'en fis Fessai en demandant à chacun d'eux s'ils se rappelaient d'avoir vu les œuvres de Rouget de Lisle, et s'ils en possédaient des exemplaires. Tous me répondirent:
— Rouget de Lisle? Inconnu. — Inconnu!
Il n'a fait que la Marseillaise, et encore on la lui conteste.
Voilà bien l'oubli cruel du temps et des choses!
Le magnifique recueil de poésies avec musique, où il y a Cinquanie Chants frann çais publiés par Rouget de Lisle, est sans doute relégué chez le bouquiniste.
Je fus assez heureux pour trouver ce volume in-quarto, qu'un marchand brocanteur avait chez lut depuis dix ans, sans savoir qu'il contenait quarante-neuf riches-
l'Z RO U QET DB Liai«B.
ses poétiques et musicales outre la MamU^ laise. Ce fut moi qui lui appris que les iiii« tiales J. R. D. L. en tète des moreeaux Toulaieut dire: Josepk Rouget de Lîsle; car le premier feuillet du livre manquait avec le nom de l'auteur, et son épigraphe : « Je meurs pour la patrie.»
Encore un affront du temps!
Une fois en possession du recuâl délaissé, je me renseignai sur Tauteur.
— C'était un bon homme, me dit quel* qu^un ; mais on a fort peu parlé de lui. Il n*a rien fait en dehors de la MarseHkiise qull a composée dans sa jeunesse... Sur sa vieillesse, il radotait.
•^ Fort bien! Or le rensagnement ne pouvait s'accorder avec ce que je possédais.
J'avais lu le livre de Rouget de Lisle, et j'éuis d'avis au surplus, qu'il est permis de radoter quand on a produit k» ManeilUtiie,
La vigne peut se reposer lorsqu'elle a donné sa récolte. Le vin ne peut pas ton* iours bouillir dans la cuve; mats il y prend