‹ Rouget de Lisle et la MarseillaiseChapitre 21 sur 24 · ROUGET DB LI8LE · texte numérisé non relu

ROUGET DB LI8LE

Des acteurs de Juillet, deux seuls te sont fidèles : Le peuple et le soleil.

Mais, qaÎDze ans plus tard, que se passat-il ? que devinrent les amis de Rouget de Lisle? Le peuple, que fit-il pour garder la mémoire du poête-musicien dont la statue avait été votée deux fois par acclamation?

Pourquoi cette statue n*a-t-elle pas été élevée sur Tune des places de Lons-le-Saunier, comme Tavait demandé le Conseil général du Jura et deux sculpteurs en renom? David et HugtTenin n'ont-ils pas réitéré leurs Offli^de servide?

A toutes -les demandes, il est facile de répondre ptit Tônblî, puîsqu^on n'a rien foit, et que là tombe de 'Rouget «de'Lisle Hit ellë-inême tflMindonnée.

Les choses, au surplus, peuvent s'expliquer.

Le général Blèin mourut. Sa fille se maria^ et, Quittant le département, crut devoir emporter le médaillon de marbre qui ormJt

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la tombe de Rouget de Lisle. C'était le général qui Tavait coiumandé au sculpteur David. Personne ve soagea à s'opposer à renlèvemeDlt de c^ médaUJ/pn, qui aurait souffert des ii^ures du temps, ou qui peutêtre aurait été, sinon brisé, du moins enleyé comme tout ce qui disparaît sur les tombes délaissées.

Les autres amis de Rouget de Lisle furent é(^ement dispersés au loin. Et Touvri^r se consola de Voui^l d'un, nom, en chantant la Marseillaise sous la bannière du travail.

L'herbe envahissante du cimetière prit alors, sur les deirnlers ^i^ps, 1^ place du tombeau...

Ce fut en 1864 qu'un hoffos^e, dont \^ nom ne saurait être trop glorifié, fut averti que le terrain cédé temporairement à Rouget de Lisle allait être repris.

Il se rendit sur les Keux,^ et fut témoin du cruel abandon de la tombe , q[u'il eut de la peine à retrouver.

Son cœur fut profondément ému.

En rentrant chez lui, il écrivit sur-lechamp à la Ville de Paris pour lui demander la concession d*un terrain dans le nouveau cimetière de Choisy-le-Roi, s'engageant à y faire élever un monument en Thonneur de Rouget de Lisle.

Mais la Ville garda le silence des morts...

L'homme estimable dont nous parlons prit alors Tinitiative.

H acheta pour toujours l'emplacement destiné à recevoir les cendres de Rouget de Lille, et fit poser, également à ses frais, sur un soubassement légèrement incliné par devant, la pierre tombale sur laquelle est gravée la seconde partie d'un procès-verbal dont voici la teneur :

Ce Jourd*hui 8 novembre 1861,

Ont été transportés de Tancien cimetière

De Cboisy-le-Roi dans le nouveau.

Les restes mortels de C. J. Rouget de lÀsky

Ancien capitaine du génie, par les soins

de C. Perrotin, éditeur et mandataire universel

de Béranger, poêle national de France,

Et en son nom,

en présence de MM. Gindre de Mancy,

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