MOI
Parler sans art.
Penser sans fard, C'est ma devise.
Aller, venir, Rester, courir, Veiller, dormir.
Tout à ma guise, C'est mon plaisir.
Femme discrète Etjoliette.
Mais pas coquette.
C'est mon désir.
Pour la patrie Donner ma vie.
C'est mon espoir.
Mauvaise tète. Le coeur honDèlc, C'est mon avoir.
Amour extrême Aux bonnes gens.
Guerre aux méchants.
C'est mon système.
Ajoutons que ce sont de hardis essais, puisqu'on trouve parmi eux (a Marseillaise sous le titre de Chant des Combats, vulgai-
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rement VHymne des Marseilloia, JVstime que le volume a dû être goûté dans son temps. On ne le trouve plus aujourd'hui chez les libraires.
Il est rare et fort rare ! heureux ceux qui le possèdent.
Un parent de Rouget de Lisle a eu la satisfaction^ après des recherches inouïes, de rencontrer ce livre chez un collectionneur, et s'est empressé de Tacheter.
On y lit, sur le premier feuillet, une note de la main do Rouget de Lisle, indiquant que roffrande en avait été faite au général Roche.
C'est une riche trouvaille que ce livre, puisqu'il a appartenu un moment k un personnage de rhistoire.
On dit, c'est un bruit auquel on a peutélre tort d'ajouter foi, que Carnot, mécontent pour cause, de Tune des poésies du recueil, aurait donné l'ordre de faire bonne justice de tons les exemplaires des Essais de Rouget de Lisle, et qu'on les aurait
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détruits pour ob^r au ministre de la guerre.
Ce fait, ^'il est \rai, expliquerait naturellemeut la raison pour laquelle le parent du poêle a cheminé si longtemps avant de trouver sur sa route ce qu'il cherchait.
Le livre donné au général Hoche n*a pas subi le sort commun de ceux condamnés à périr.
Il y a donc eu, comme dans l'histoire sainte, un Moïse épargné, et la Marseillaise a été sauvée avec lui !
.Hâtons-nous de dire aussi qu'elle n^aurait pas été perdue pour cela, puisque les hommes, les femmes, les enfants, nos soldats, tous les citoyens de la France, la chantaient depuis plus de trois ans.
Nous citerons Tépoque de sa création :
C'est au mois d'avril 4792 que Rouget de Lisle la lança comme une bombe qui éclata au milieu de l'armée.
Et voici à quelle occasion :
Ici, pour plus d'exactitude, nous transcrivons les renseignements contenus dans une