ROUGET DB LISLE
ns viennent, jusque dans nos bns.
Égorger nos fils, nos compagnes 1 . . .
Aqx armes, citoyens ! formez vos bataillons : Marchez (Hf), qu'nn sang impur abreuve nos sillons,
GHOBUR. ^
Aux armes, citoyens ! formons nos bataillons : 'Marchons (bis), qu'un sang impur abreuve nos sillons.
Que veut cette horde d'esclaves.
De trattres, de rofs conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers dès longtemps préparés?
Français 1 pour nous, ah 1 quel outrage !
Quels transports il doit exciter!
C'est nous qu'on ose méditer De rendre à Vantique esclavage ! . . .
Aux armes, citoyens ! . . .
Quoi ! des cohorles étrangères Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi I ces phalanges mercenaires Terrasseraient nos fiers guerriers 1 Grand Dieu l par des mains enchaînées, Nos fronts sous le joug se ploîraient!
De vils despotes- deviendraient Les moteurs de nos. destinées 1. . . Aux armes, citoyens!. ..
ROUGET DB LISLB. 53
Tremhlez. tyrans I et vous, perfides, L'opprobre de tous les parlis, Tremblez ! vos projets parricides Vont enfin recevoir leur prix.
Tout est soldat pour vous combattre :
S'ils tombent nos jeunes héros, La terre en prodoit de nouveaux
Contre vous tout prêts à se battre
Aux armes, citoyens I . . .
Français I en guerriers magnanimes.
Portez ou retenez vos coups :
Épargnez ces tristes victimes A regret s'armant contre nous.
Mais le despote sanguinaire.
Mais les complices de Bouille, Tous ces tigres qui, sans pitié, Déchirent le sein de leur mère ! . . .
Aux armes, citoyens!...
Amour sacré de la patrie, Conduis, soutiens nos bras vengenrs.
Liberté, liberté chérie l Combats avec tes défenseurs.
Sous nos drapeaux, que la victoire Accoure à tes mâles accents; Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire. . . .
Aox armes, citoyens 1 . . .
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L'éclair, la fondre, le canon... rien ne fit plus d'effet, rien ne fut plus majestueux et plus imposant que ce chant mâle et sonore lorsqu'il se fit entendre pour la première fois .
Nos soldats, qui n'ont jamais tremblé, avaient été étonnés , subjugués par lui.
C'était une commotion qu'ils avaient reçue et qui les poussait en avant. Marchez , marchons!...
Ils disaient en relevant la tète :
— A la bonne heure ! voilà un chant gaillard qui sait nous commander. Il a des moustaches.
Dans les Victoires et Conquêtes des Français, ouvrage édité en \ 821 , par Panckoucke^ on a ajouté une stance à l'hymne des Marseillais, et elle a été copiée dans la Marseillaise illustrée par Cbarlet, que M. Félix Pyat a accompagnée d'une notice.
Cette stance, nous la reproduisons avec réserve.
Nous entrerons dans la carrière Quand nos aînés n'y seront plus ;