‹ Rouget de Lisle, son œuvre--sa vieChapitre 121 sur 124 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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Comme il est assez peu probable que cette pièce ait été communiquée par M. Morpain à Albert de Lassalle, Ton peut en inférer qu'elle avait été publiée antérieurement, vraisemblablement dans quelque journal strasbourgeois; mais, de cela, je n'ai trouvé aucune trace. Depuis lors, les historiens de la Marseillaise et de la Révolution à Strasbourg, Seinguerlet, Le Roy de Sainte Croix, A. Loquin, A. Loth, F. Reiber, etc., n'ont pas hésité à la reproduire et l'ont acceptée comme parfaitement authentique.

Vu le vague de ces premières notions, j'ai voulu me renseigner d'une façon plus précise, et à cet effet, j'ai écrit à plusieurs personnes habitant l'Alsace afin de savoir si l'original de cette lettre existait encore, et, dans la négative, ce que l'on pouvait m'apprendre à son sujet. Passant sous silence les réponses qui ne m'ont rien apporté de notable, voici à quels résultats positifs je suis parvenu.

M. Alb.-Fréd. de Dietrich, arrière-petit-fils du maire de Strasbourg, m'écrit de Niederbronn : « Je crois à l'authenticité de la lettre de mon arrière grand^mère, née Ochs, mais je ne sais pas en quelles mains elle se trouve. » Et il renvoie à la brochure de M. Morpain qui, assure-t-il « a vu cette lettre ».

M. le Pasteur Rœhrich, d'Erstein, qui possède un certain nombre de papiers de la famille de Dietrich (notamment la musique ayant appartenu au premier maire de Strasbourg) et a eu entre les mains des lettres de M™^ Dietrich-Ochs, ne connaît pas non plus celle qui nous occupe; mais il ajoute: « Ce que vous dites de cette lettre n'a rien qui puisse faire douter de son authenticité ». A des objections qui lui sont soumises postérieurement, il répond qu'il ne prétend pas trancher le débat, mais qu'il incline à croire à l'authenticité: peut-être, pcnse-t-il, quelques détails ont pu être « enjolivés » par celui qui a pour la première fois imprimé la lettre, mais elle ne lui en semble pas moins être dans le style habituel de U^^ Dietrich-Ochs; il indique plusieurs tournures de phrase à l'appui de son dire.

Enfin M. Rod. Reuss, conservateur de la Bibliothèque municipale de Strasbourg, me donne des renseignements plus complets sur les sources d'où provient cette lettre, et je reconnais avec lui que ces sources ne font pas précisément autorité. M. Morpain, auquel on est redevable de la copie, était un fonctionnaire de l'administration des finances ou des douanes, qui ne s'occupait de littérature et d'histoire

qu'en amateur, et très superficiellement; quant au possesseur de la lettre, Karl Bernard, c'était un ancien sous-officier qui, après avoir fait des campagnes en Afrique, revint à Strasbourg, sa ville natale, entra comme prote à Timprimerie Dannbach, et se fit connaître comme poète populaire en composant des chansons en patois alsacien. 11 est mort en 1864. L'on ne sait ce que Tautographe de M^^ Dietrich est devenu après sa mort.

S'il résulte de ces renseignements qu'il nous faut renoncer à retrou 7er la pièce originale, nous n'y voyons rien non plus qui nous autorise à en contester l'authenticité. Sans doute, ni M. Morpain ni Karl Bernard ne sont des autorités en matière historique, mais en revanche il n'est aucune raison de douter de leur bonne foi et de supposer qu'ils aient inventé la pièce. Comment celle-ci a pu venir entre les mains d'un typographe de Strasbourg, c'est ce que nous ne saurions dire; mais après tout, cela n'est pas impossible : aussi bien, surtout à l'époque dont il est question (avant 1864), cette lettre n'avait pas une véritable valeur d'autographe ; son possesseur a pu la conserver comme un simple souvenir et une curiosité, sans y attacher une très grande importance, et, après sa mort, elle a pu disparaître sans que personne s'en préoccupât. Bien des choses de plus grande conséquence sont perdues ainsi. N'oublions pas non plus que le siège de 1870 et les événements qui suivirent ont passé par là : cela seul suffirait amplement à expliquer la disparition de cette simple feuille de papier.

D'ailleurs, le contenu de la lettre de M™« Dietrich, suffit à nous rassurer sur son authenticité. Et d'abord, une première remarque nous permet d'écarter toute idée de falsification : pour quelle raison aurait-on fabriqué un tel autographe? Quand on fabrique un autographe, c'est pour produire un effet spécial, pour une vente, pour une publication retentissante. Or, rien de semblable ici, Karl Bernard ayant gardé la lettre pour lui seul, et la copie qu'il en laissa prendre à un ami n'ayant été publiée pour la première fois, et d'une façon fort peu éclatante, que plusieurs années après sa mort. D'ailleurs, si quelqu'un avait voulu inventer un autographe sur l'origine de la Marseillaise^ nul doute qu'il eût fait écrire Rouget de Lisle lui-même; il n'en coûtait pas davantage.

Enfin de nouvelles garanties nous sont fournies par le texte m«^me. Nous avons vu que M. le pasteur Rœhrich a

été frappé par la similitude du style de cette lettre et des autres lettres de M™« Dietrich; nous y trouvons d'autre part des réflexions qui sont bien de leur temps, et qui, venues tout naturellement à l'époque, n'auraient pu être inventées un demi-siècle plus tard. Cette phrase, par exemple : « C'est du Gluck en mieux, plus vif et plus alerte », renferme une appréciation très fine et qui ne pouvait être faite que sur le moment : nous n'aurions jamais eu l'idée de comparer la musique de la Marseillaise à du Gluck; mais en y réfléchissant, en nous replaçant dans le milieu, nous reconnaissons la justesse du rapprochement, que je défie bien qui que ce soit d'avoir songé à faire aux environs de 1860. Le style même, simple, familier, est un témoignage de vérité : un faiseur d'autographes eût mis de l'emphase, cherché des effets. Enfin, chose plus caractéristique encore, et qui achève la démonstration, tous les détails contenus dans cette lettre sont parfaitement conformes à ceux qui nous sont connus par les récits provenant soit de Rouget de Lisle soit d'autres traditions : or, ces récits n'étaient pas co'nnus du public au moment où la lettre fut transcrite, puisque les premiers furent publiés dans l'année même de la mort de Karl Bernard, en 1864, k la suite de la polémique soulevée par Fétis. La lettre de M™^ Dietrich-Ochs n'a donc pas pu être faite d'après ces documents : puis donc qu'elle concorde avec eux, il faut forcément conclure à son authenticité.

Le récit de Lamartine.

Je n'ai pas cru devoir faire place dans ces pièces justificatives à ce célèbre récit, tiré de ÏHistoire des Girondins, parla triple raison qu'il est très connu, qu'il est de seconde main, enfin qu'il est rempli d'erreurs. Certes le morceau est superbe; à ne considérer que la beauté du style, il mériterait d'occuper une place d'honneur dans les anthologies de prose française. Mais, en matière d'histoire, il est une autre qualité qui n'est pas moins nécessaire : la Vérité.

Lamartine a cependant écrit sa narration d'après des traditions dont le fond est exact. On y retrouve l'histoire du

dîner chez Dietrich, de l'invitation faite par ce dernier à l'officier du génie de composer un chant de guerre, du vin bu et du chant trouvé d'inspiration dans la nuit qui suivit. J'y relève môme quelques traits de la version de la Barre, citée ci-dessus sous la lettre G : « Il chantait tout et n'écrivait rien. — Les chants de la nuit lui remontèrent dans la mémoire ; il les écrivit. — Dietrich était dans son jardin. — Sa femme et ses filles n'étaient pas encore levées : il les éveilla. » Mais, dans l'ensemble, les erreurs sont trop nombreuses pour que je puisse les relever toutes : ce serait d'ailleurs un travail aussi fastidieux qu'inutile.

A ce sujet, M. Albert de bietrich m'écrivait, le 3 février 1892 :

Mon oncle, collègue de Lamartine à la Chambre des députés, lui écrivit une lettre dont je ne connais pas le texte, mais à laquelle il répondit :

« ... A mon grand regret, ces observations me sont « parvenues trop tard pour que je pusse m'en servir « dans l'édition des Girondins que mon éditeur publie « dans ce moment, mais j'en profiterai dans la « deuxième édition, et les inexactitudes dont vous avez « le droit de vous plaindre disparaîtront, vous pouvez « en être certain ».

« Ce qui ne fut jamais fait ».

Au moment où je corrigeais les dernières épreuves de ce livre, je recevais de Strasbourg un numéro du Jowmal d'Alsace du 25 avril 1892, renfermant une étude deM.Ferd. Reiber, sous ce titre : le Centenaire de la Marseillaise (tiré à part en une brochure de 22 pa^es). Parmi les documents provenant des journaux strasbourgeois de 1792 utilisés pour ce travail, j'en relève un qui confirme pleinement ce qui a été dit au chapitre 11 de ce livre au sujet delà vraie date de la composition de la Marseillaise. Le numéro du 28 avril 1792 de V Histoire du temps présent [Geschichte dei" gegenwœrtigen

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Zeit) dit, en effet, que c'est le 25 avril que la déclaration de guerre fut proclamée à Strasbourg. Ce journal donne une description curieuse du cérémonial qui fut suivi à cette occasion: un cortège composé de détachements de tous les régiments en garnison à Strasbourg parcourut la ville, précédé de deux canons et de la cavalerie de la garde nationale; derrière la troupe chevauchait le maire, ceint de son écharpe, ainsi que le secrétaire de la mairie ; ils étaient précédés des musiciens de tous les régiments et suivis d'un détachement de cavalerie, qui fermait la marche. Le cortège s'arrêta sur les principales places de la ville, où le m£Lire et son .secrétaire donnèrent lecture de la déclaration de guerre, en français et en allemand; les tambours battaient aux champs ; les musiques ne cessaient pas de jouer « l'émouvant Ça zVa, encore Ça ira, et toujours Ça ira. » Cet abus du Ça ira, qui, pendant toute la journée, retentit aux oreilles de Dietrich, explique la sortie qu'il fit le soir contre ce chaut, en présence de Rouget de Lisle, et qui détermina la création du Chant de guette pour l'armée du Rhin.

La suite de l'étude de M. Reiber donne encore des renseignements inédits sur la première exécution publique de la Marseillaise à la parade militaire du dimanche qui suivit la composition, 29 avril. Cette parade n'était pas un exercice ordinaire, mais uue sorte de revue de départ à laquelle assistaient, entre autres, les huit bataillons de la garde nationale strasbour«reoise, en présence desquels fut faite ce ce jour-là la reconnaissance des officiers supérieurs récemment nommés à l'élection. Le Courrier de Strasbourg du 2 uiai coufiruie les éloges donnés par Masclet (récit K) au bataillon des volontaires de Uhône-et- Loire, qui arriva sur la place d'Armes au moment où la revue commençait et qui eut, avec la Garde nationale de Strasbourg, les prémices de la Marseillaise.

Le chef de musique de la garde nationale de Strasbourg qui eut l'honneur de diriger la pr» uiière audition delà Marseillaise s'appelait, dit M. Heiber, Jean-Zacharie Reisso.

PIÈCKS JUSTIFICATIVES 411

Le temps qu'il faisait le jour de la composition de la MARSEILLAISE.

La nuit du mercredi 25 au jeudi 26 avril 1792 était celle du cinquième au sixième jour de la lune, nouvelle depuis le samedi matin précédent 21 avril. — A Paris, pendant cette fin de mois, le temps a été beau ; le 25, ciel alternativement couvert et clair pendant toute la journée ; le 26, quelques nuages par intervalles. Température moyenne.

(Communication de M. E. Renou, directeur de l'Observatoire du Parc Saint-Maur, et Journal de Paris des 27 et 28 avril 1792).

Il n'a pas été possible de trouver des renseignements météorologiques concernant particulièrement Strasbourg ou tout au moins la vallée du Rhin, les Ephemerides societatis meteorologicœ palatinae observationes ou Éphémérides de Mannheim ayant cessé de paraître à l'époque de la Révolution. L'assimilation de l'état atmosphérique de Strasbourg à celui de Paris est la seule fantaisie que nous nous soyons permise pendant tout le cours de ce récit.

Article de Rouget de Lisle paru dans

la FEUILLE DE STRASBOURG le 25 avril 1792, jour

de la composition de la MARSEILLAISE.

Au rédacteur de celte feuille,

Strasbourg, le 17 avril.

Vous m'avez bien l'air, Monsieur, d'être un de ces mauvais citoyens qui détestent les factieux, qu'un ardent amour de la liberté ne rend point injustes, fanatiques et cruels, et qui sont capables de louer, lors-

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qu'ils le méritent, un aristocrate, un Feuillant même, ce qui est le comble de l'abomination, comme chacun sait.

Puis-je en conséquence espérer une place dans votre feuille pour Tanecdote suivante ; elle n'a rien de merveilleux, rien d'héroïque, c'est un 6i6ms comparé à ces traits d'un civisme intraitable dont nous régalent chaque] ourles Vrais Jacobins, les La {vesLUx), les Sim(on), les Schn(eider), etc., etc. Mais enfin elle prouve une belle âme, un patriotisme pur, un zèle bien entendu pour la chose publique et j'ai la bêtise d'attacher quelque prix à ces qualités mesquines.

Au commencement de mars, la réduction du numéraire accordé aux volontaires nationaux de cette division pour une partie de leur solde excita parmi eux une fermentation dangereuse. La désertion commençait à gagner, et la circonstance était d'autant plus affligeante que M. le maréchal de Luckner ne pouvait rien prendre sur lui. Pénétré de la situation de ces braves soldats, et n'espérant point une décision assez prompte du gouvernement, le général Victor Broglie écrivit sur le champ aux commandans des neuf bataillons de volontaires pour offrir à chacun d'eux de leur avancer, de ses propres deniers, la somme de deux mille livres, espèces sonnantes, qu'ils étaient dans le cas de réclamer en augmentation de numéraire. Sept de ces bataillons refusèrent en détestant la conduite de ceux de leurs camarades qui avaient abandonné leurs drapeaux. Les deux autres ont accepté, forcés sans doute par des circonstances plus impérieuses.

Le silence dans lequel ce trait est demeuré enseveli atteste combien il était désintéressé.

Feuille de Strasbourg, p. 55-56. (Communication de M. Rod Reuss),

Logements de Rouget de Lisle à Strasbourg.

Sept villes grecques se disputent la gloire d'avoir donné le jour à Homère. De môme plusieurs maisons de Strasbourg prétendent à l'honneur d'avoir logé Rouget de Lisle pendant le séjour qu'il y illustra par la composition du chant national.

Une ancienne tradition strasbourgeoise désigne une maison de la rue de la Mésange, tout auprès de la place du Broglie où habitait le maire Dietrich, comme étant celle dans laquelle La Marseillaise fut créée. En 1848, le nom de cette rue fut changé en celui de Rue de la Marseillaise^ lequel d'ailleurs tomba en désuétude sous le second Empire et fut définitivement abandonné pour reprendre sa forme primitive. Kous trouvons une trace antérieure de cette tradition dans les Souvenirs d'un octorjénaire de Désiré Monnier: ce dernier rapporte qu'étant à Strasbourg en 1824, on lui montra « la maison qui porte encore aujourd'hui une méscînge sculptée qui a donnée son nom à une rue de Strasbourg, en face de l'Hôtel de la Ville de Paris, maison qu'on lui dit être celle où logeait Rouget de Lisle au temps de ses relations avec Dietrich* ». Dans F. PlTOiN, Strasbourg illustré^ 4855 (p. 286), cette attribution est précisée : ce livre désigne comme étant la maison où fut composée la Marseillaise^ le n^ 8 de la rue de la Mésange (aujourd'hui n» 20, nous écrit M. Rod. Reuss). Une autre tradition indique le n^ 28 (l'ancien no 4) de la même rue ; et, récemment, M. Adolphe Scyboth, dans un travail détaillé sur les vieilles maisons et rues de Strasbourg, ajoute un point d'interrogation dubitatif à ces deux mentions.

D'autre part, M. Charles Bœckel, ancien libraire, âgé de 84 ans actuellement, a raconté plus d'une fois, comme le tenant de son beau-père et prédécesseur, M. Kammerer, que Rouget de Lisle avait occupé une chambre de sa maison, au n» 126 de la Grand-Rue (le n» 15 d'alors), au deuxième étage. M. Kammerer avait encore vu l'officier se

1. Mémoires de la Société d'Émulation du Jura^ 1867, p. 137 et 145. J'indique cette revue de préférence au livre publié en 1871, le préambule qui fixe la date de 1824 ayant été supprimé dans l'édition définitive.

livrant à la méditation dans une position passahlement bizarre, c'est-à-dire étendu tout de son long sur le plancher, sur le dos. M. Morpain a le premier enregistré cette tradition*, que me confirme aujourd'hui M. Rod. Reuss en y ajoutant les détails familiers qu'on vient de lire. En présence d'affirmations aussi directes et précises, il y a de fortes présomptions pour que la donnée n'en soit pas fausse. D'ailleurs elles ne se contredisent en aucune façon, car il est très admissible que Rouget de Lisie, pendant l'année entière qu'il a passée à Strasbourg, ait occupé deux logements successifs. Cela étant, il n'est pas .moins vraisemblable qu'il ait habité d'abord la maison de la Grand- Rue, et que, lorsque ses relations avec Dietrich furent devenues plus intimes, il ait voulu se fixer dans son quartier et soit venu demeurer rue de la Mésange. La logique et la tradition se trouvent donc cette fois d'accord pour conclure que c'est bien dans la rue de la Mésange, que la Marseillaise a été composée.

Enregistrons pour mémoire une tradition qui ne semble pas avoir jamais eu grande consistance, et que Désiré Monnier nous fait connaître eu ces termes : « Au temps où notre compatriote hantait la maison du maire Dietrich, il avait son logeai eut, non dans la maison ronge, place Kléber, comme on te l'a dit par erreur-... » Sigualous en outre une erreur évidente d'Albert de Lassallc disant : « Le maire habitait alors rue de la Mésange; Rouget de Lisle demeurant Grande-Rue n^ 126, maisou BœckeP. » L'auteur a pris la chambre garnie du capitaine pour l'hôtel bourgeois du maire de la capitale alsacienne. M. Anatole Loquin a reproduit cette assertion sans contrôle*. Tout récemment enfin, un écrivain strasbourgeois, M. F. Reiber, a émis une autre opinion : « Il est à peu près certain, dit-il, que Rouget de Lisle habitait un des nombreux pavillons d'officiers attenant aux casernes* » Mais aucune preuve n'est donnée par lui ù l'appui de cette affirmation.

1. Ed. Morpain, Rouget de Lisle à Strasbourg et à Huningue, p. 5.

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