‹ Rouget de Lisle, son œuvre--sa vieChapitre 20 sur 124 · Lettre de M™« Dietrich, ci-après, p · texte numérisé non relu

Lettre de M™« Dietrich, ci-après, p

4. Ces deux jeunes fdles, qui virent de si près les événements <le la Rrvolution. ont été prises par certains auteurs pi.mr les lilles de notre Dietrich, confusion (railleurs fort uaturello. puisqu'elles s'appelaient M''" Dietrich, étant filles dé sou frère aîné ; mais tous les historiens de Strasbourg et

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privilégiée dans le corps d'officiers : nous allons le voir, pendant toute la durée de son séjour à Strasbourg, grâce à l'accueil qu'il recevait chez le maire, vivre familièrement, lui simple capitaine, avec tout ce que la garnison possédait de plus hauts grades, intime avec Victor de Broglie, chef d'état-major général, avec les généraux d'Aiguillon et Achille Du Ghastellet, s'attachant à feurs intérêts, se mêlant à leurs intrigues.

Il est évident que l'arrivée d'un pareil hôte, poète, bon musicien, ayant eu une pièce jouée à rOpéra-Gomique, connaissant Grétry, était une bonne fortune pour le salon de Dietrich ; et d'ailleurs, la sympathie de ce dernier ne put que grandir quand il connut mieux son caractère franc, dévoué, enthousiaste. Ils firent d'abord de la musique d'ensemble; Dietrich remplissait d'aise son partenaire violoniste en lui disant qu'il était plus fort que lui*. Bientôt il songea à mettre à contribution ses talents poétiques : l'occasion de le faire ne tarda guère à se produire.

L'Assemblée constituante avait terminé ses travaux: la Constitution était achevée. Le 14 septembre 1791 , en séance solennelle , le roi lui prêta serment, devant les mandataires du peuple réunis : ce fut un jour de joie ; l'on put croire que l'cpoquc des luttes était close, qu'une nouvelle ère de liberté et d'union allait s'ouvrir, et, dans

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