Dé&iré MoNiMER. Souvenirs d'un octogénaire , p
toute la France, on organisa des fêtes pour celé- . brer raccomplissement de cet acte.
La fête fut fixée, pour Strasbourg, au 25 septembre. Elle fut conçue sur un plan très vaste, .. comprenant plusieurs parties distinctes, notamment une importante partie musicale à l'exécution de laquelle tout le peuple fut convié : effet qui fut répété souvent dans la suite des fêtes de la Révolution, mais qui parait avoir été réalisé ce jour-lù, pour la première fois.
Ce fut Rouget de Lisle que le maire chargea d'écrire la poésie destinée à être chantée à cette cérémonie. Il se borna à retoucher et compléter V Hymne à la Liberté dont il avait esquissé les strophes au début delà Révolution*; son travail fut donc vite prêt. Pleyel en composa la musique. Pour mieux populariser Toeuvre, Dietrich avait fait traduire en vers allemands de même mesure la poésie de Rouget de Lisle; il la fit imprimer sous cette forme et distribuer dans le peuple à un grand nombre d'exemplaires pendant les huit jours qui précédèrent la fête.
Le jour vint enfin. Dans la matinée, une cérémonie religieuse eut lieu à la cathédrale. Après le Te Deum, une députation de dames vint offrir à Dietrich une couronne civique ; il la déposa sur la Constitution en disant : « Je crois répondre à vos intentions en couronnant notre nouveau