‹ Rouget de Lisle, son œuvre--sa vieChapitre 28 sur 124 · L. Spach, F. de IHelricliy p · texte numérisé non relu

L. Spach, F. de IHelricliy p

grande satisfactiou de Tassistance. Je renvoie copie de la musique. Les petites virtuoses qui t'entourent n'auront qu'à la déchiffrer et tu seras charmé d'entendre le morceau.

Ta sœur, Louise Dietrich, née Ochs.

Mai, Strasbourg, 1792.

Elle est charmante, cette lettre*, et d'un intérêt exceptionnel pour Thistoire de la. Marseillaise, C'est assurément le meilleur document que nous possédions sur ses origines, ayant le précieux avantage d'être contemporain de l'événement. Elle nous donne avec une netteté parfaite l'impression de ce milieu familier, où de grandes choses se produisirent inopinément et simplement ; elle nous montre, en outre, la part qui revient aux Dietrich dans la conception et l'exécution même : l'initiative prise par le mari, la collaboration de la femme qui, la première, soutint d'un accompagnement le chant simple et nu de Faëde inspiré, mais ignorant des règles de l'art. Il ressort de sa lettre qu'elle en fît une sorte d'orchestration; sans doute le chant fut entendu de nouveau chez elle avec un accompagnement plus compliqué que la première fois : Dietrich chantait toujours sa partie, et le compositeur jouait du violon, exécutant à la suite du chant cette singulière ritournelle en style rococo qui figure sur la première édition et qui est comme la signature de l'amateur à la fin du morceau. On a publié plus tard à Paris une édition de la Marseillaise avec la

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