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Chronique de Paris, n* du 27 août

rude franc-comtois, sur cette terre d'Alsace aux pcDsers sérieux et profonds, au premier jour de la plus grande guerre des temps modernes, presque en vue de Tennemi, au milieu de gens aux mains desquels était confié le salut de la patrie, enfin après d'abondantes rasades de champage, le vin français qui pétille et qui réveille, le chant national n était pas encore achevé. Il lui manquait un dernier élément : le soleil du midi. Lorsque cet agent nouveau fut entré dans l'alliage, l'œuvre fut parfaite.

A Paris, où les Marseillais arrivèrent juste à point pour prendre part'aux événements les plus décisifs de la Révolution, leur chant de combat ne tarda pas à être connu de toute la ville. Ils le chantèrent à leur entrée, le 30 juillet, ainsi qu'ils avaient fait dans les autres villes le long du chemin. Le 4 août, à un banquet qui leur fut offert par la section du théâtre Français (qui, en leur honneur, changea son nom en celui de section de Marseille), ils le firent entendre pour la première fois dans une réunion populaire.

Dans les rues, sur les places, partout ils répétaient leur refrain. « Souvent ils le chantent au Palais-Royal, dit la Chronique de Paris ^^ quelquefois dans les spectacles, entre les deux pièces. » Quelle vie étonnante que cette vie de la Révolution, où Ton pouvait voir une troupe armée, venue du

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