Moniteur du 17 octobre
2. Annales patriotiques du 16 octobre; Chronique de Paris du 22: Almnnach des Muses pour 1793.
d hai également oubliés, J.-B. Dubois et Tabbé Antoine Pessonneaux.
Le premier, qui fut journaliste, préfet sous TEmpire, et passait pour savoir son Plutarque par cœur, a revendiqué cette paternité dans une brochure dans laquelle il déclare avoir composé ce couplet en octobre 1792 et avoir été ami de Rouget de Lisle*.
Quant à l'autre qui habitait la province, il ne nous est connu que par des traditions et souvenirs assez vagues rapportés après lui par ses compatriotes. L'abbé Pessonneaux était professeur au collège de Vienne au début de la Révolution.
Quand les Marseillais traversèrent la ville, se rendant à Paris (c'était au moment du 14 juillet 92), il composa, assure-t-on, ce nouveau couplet qui fut chanté par ses élèves en l'honneur du troisième anniversaire de la prise de la Bastille. Si cette histoire est vraie, il en résulterait que le couplet des enfants n'a pas été composé spécialement en vue de la fête parisienne du 14 octobre. Plus tard, sous la Terreur, ayant été traduit devant le Tribunal révolutionnaire de Lyon, Pessonneaux aurait déclaré devant les juges être l'auteur du dernier couplet de la Marseillaise, et été acquitté de ce fait. Dans sa vieillesse, après 1830, il passait
1. L. Dubois, Notice sw* la Marseillaise et sur Rouget de Liste, Lisieux, 1848, iii-8o de 16 p. Il m'a été impossible de trouver cette brochure ; mais V Intermédiaire des chercheurs en a donné un résumé (10 nov. 1878, col. 650).