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3. La Bibliothèque nationale possède plusieurs exemplaires de cette édition.
A Tarmée comme à la ville, sa popularité ne fut pas longtemps à devenir universelle. Et jamais on n'a tant chanté dans Tarmée française qu'en ce temps-là. Quand, dans les premiers jours d'octobre. Tannée victorieuse de Valmy se mit en marche pour aller conquérir la Belgique, joyeuse, pleine de courage et de foi {elle n'a pas marché^ elle a nagé ou volé, écrivait son général, le grandiloquent Beurnonville), les bataillons ne cessaient, pas de chanter, sous la pluie, daus les chemins les plus affreux^ Bien qu'on ne nous dise pas ce qu'ils chantaient, peut-on douter que le nouveau chant national ait été leur chanson préférée, que la Marche des Marseillais fût devenue la Marche de l'armée de Belgique?
A Jemmapes commence son rôle véritablement actif dans les batailles, et il commence par un triomphe.
L'intervention décisive du chant de guerre est signalée à trois reprises différentes, sur tous les points de la ligne de bataille, par les relations les plus sérieuses de cette journée : journée étonnante, au caractère vraiment épique, où se montrèrent au plus haut degré les qualités d'entrain, de bonne humeur, de courage, d'enthousiasme, d'impétuosité du soldat français, et cela en l'absence de toute méthode, la seule tactique ayant consisté à marcher droit à l'ennemi. Dès le