‹ Rouget de Lisle, son œuvre--sa vieChapitre 45 sur 124 · A. Chuquet, Jemmapes, p. 72 et · texte numérisé non relu

A. Chuquet, Jemmapes, p. 72 et

PROPAGATION DU CHANT NATIONAL l39

matin, la Marseillaise retentit à Taile gauche lancée par Du mouriez sur un des côtés du plateau de Jemmapes : les bataillons se déploient, entonnent l'hymne et montent à Tassant. Deux des parents de Rouget de Lisle étaient là : son cousin Rouget de Lisle, fils du frère aîné de son père, porte-drapeau du bataillon des Deux-Sèvres, et le lieuteoant-colonel Rouget de La Fosse, commandant le même bataillon, blessé mortellement dans Taffaire*. Ainsi que lui, bien des braves restèrent en route : aucun n'aurait eu Ténergie de monter jusqu'en haut s'ils ne se fussent sentis entraînés, si leur valeur n'eût été décuplée par ce chant dont l'ardeur irrésistible les soutenait.

Sur les autres points, deux fois, en tentant *assaut des redoutes, les lignes françaises faiblirent et manquèrent céder. Au centre, un capitaine d'état- major, Dufresse, rallie un bataillon de volontaires en déroute, leur crie de le suivre, leur chante : Amouj' sacré de la patrie, et voilà les volontaires qui reprennent leurs rangs, chantent avec leur capitaine, et retournent vers Jemmapes^. — A l'aile droite, après des péripéties analogues, c'est Dumouriez lui-même qui, prenant la tête des colonnes et s'élançant à l'assaut, entonne

1 . Jniermédiaire des chercheurs; communication d'A. Rouget *\*' Lisle (Tauteur de la Vérité sur la paternité de la Marseillaise), 1878, col. 748. — Pour Rouget de La Fosse, Cf. CiiuQUET, Jemmapes, p. 92.

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