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G. Kastner, Les Chants de V armée française^ p

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mapes, où ils avaient combattu ensemble ; et, lorsqu'il en vient aux conseils, que leur dit-il? « Serrez vos bataillons, baissez vos baïonnettes, entonnez VHymne des Marseillais, et vous vaincrez*. » Ainsi, voilà le chant de Rouget de Lisle consacré par le général en chef de la première armée de la Révolution, considéré par lui comme une arme, un engin de guerre. Dans cette campagne de Belgique, Dumouriez ne manqua pas une occasion de le propager : tout en remployant comme chant de guerre, il savait lui prêter quand il convenait un caractère quasi religieux. Quand il entrait victorieux dans une ville, il célébrait tout d'abord une fête civique dans laquelle il Tentonnait lui-même, comme naguère le prêtre entonnait le premier verset du Te Deum. Le lendemain de Jemmapes, 7 novembre, « Dumouriez entrant à Mons se rendit tout de suite à la salle des États, pour y chanter religieusement la Marseillaise ^. » Le mois suivant, après l'entrée des français à Liège, on plante un arbre de Liberté : « Dumouriez a entonné avec passion VHymne des Marseillais 3. » Dans le même temps, des chanteurs

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