Moniteur du 13 Mars
2. Mémoires du Prince de Ligne^ ap. Le Roy de Sainte-Croix, la Marseillaise, p. 177.
3. Annales patriotiques du 14 dcceuibre. 11 est certain qu'avec nos idées modernes on trouverait au moins étrange aujourd'hui de voir un f^énéral d'armée chanter publiquement une chanson patriotique, faire des effets de chanteur. A dire vrai, il est peu probable qu'à ce point de vue spécial Dn-
de rOpéra de Paris, Laïs, Chéron, avec Gossec,
Tenaient à Bruxelles, Liège, Mons, Gand, Tournay,
envoyés par le gouvernement français, « et tout
cela» écrivait Grétry à Rouget de Lisle, pour
chanter votre chanson patriotique et d'autres, et
donner envie d'être libre ^ »
Comnie les mois d'août à octobre 1792 sont le plus beau moment de la popularité de la Marseilbise à Paris, la campagne de Dumouriez en Belgique est l'époque de sa gloire la plus éclatante dans les armées révolutionnaires. On la chante encore à Nerwinde, comme on avait fait à Jemmapes, au moment le plus désespéré, pour rallier les bataillons et reformer les lignes rompues par la résistance de Tennemi : c'est la déroute, semble-t-il, OD se croit battu ; mais Dumouriez accourt, rétablit l'ordre, ordonne qu'on chante la Marseillaise^ larmée s'avance avec courage à ces accents vainqueurs, et Nerwinde est aux mains des Français 2. ÎA bataille eût été gagnée sans l'échec de Taile
monriez ait été un remarquable chef d'attaque ; Ton peut^ ponr en avoir une idée, se reporter au compte-rendu de la «éance de l'Assemblée législative du 17 mars 1792, où fut présenté le ministère girondin dont Dumouriez était ministre des Affaires étrangères. Il y fit annoncer « que la faiblesse de ?on organe ne lui permettait pas d'offrir lui-même ses hommages, » et fit lire son discours. Moniteur du 17 mars 1792.
1. Catalogue d'autographes, 26 Nov. 1883, Eug. Charavay, n<» 240, lettre de Grétry du 1" Décembre 1792. Cf. Magasin enryclopédique^ décembre 1792, dans la Vérité sur la paternité de la Marseillaise, pièce C.