A. Chuquet, La Trahison de Dumouriez, p
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gauche : probablement Ton n'y avait pas chanté la Marseillaise \
Le chant national se propagea rapidement dans toutes les armées. Nous avons vu sa fortune sous Dumouriez : il va faire ses preuves avec Hoche. A la bataille de Wissembourg, lit-on dans les Mémoires de Lavallette, « l'ennemi avait couronné le plateau du Gaisberg par trente pièces de canon, qui vomissaient la mort avec une épouvantable furie ; les troupes s'avançaient lentement ; quand elles furent au pied de la position, le chant guerrier se fit entendre : à Tinstant, et comme emportés par un tourbillon, les bataillons franchissent l'espace, la position est emportée, les batteries en notre pouvoir et l'ennemi en fuite *. »
A Watignies, maintenant, avec Lazare Carnot pour « chef d'attaque » : « Les républicains coururent à l'ennemi en chantant la Marseillaise^ ayant à leur tête, avec le général en chef, les représentants du peuple dont l'exemple les enthousiasmait. » Gela se passait à Dourlers, la veille de la journée décisive ; mais ce jour-là même, à la prise du plateau de Watignies, Garnot était encore à la tète de la colonne d'attaque, conduisant l'assaut, élevant son chapeau de représentant à la pointe de son sabre : les Autrichiens, assure un historien, ont dit que, dans l'intervalle des détonations de la canonade « ils entendaient retentir