‹ Rouget de Lisle, son œuvre--sa vieChapitre 69 sur 124 · Collection de M. J. Le Petit · texte numérisé non relu

Collection de M. J. Le Petit

2. Les états de service donnent en effet le 12 ventôse an IV pour date de sa promotion comme chef de bataillon, et la lettre de Rouget de Lisle au Directoire est du 13.

même qui, au 14 juillet de Tannée précédente, dans la séance de la Convention où la Marseillaise fut reconnue pour le chant national, avait demandé qu'on exécutât dans une autre fête son Hymne à la Liberté) lui répondit de nouveau sur le champ et dans les meilleurs termes, lui affirmant que « personne n'a vu dans cette démarche rien qui puisse inculper son civisme^ »

Cependant, sa nomination à un emploi actif n'arrivait pas encore : son impatience était telle qu'avant d'attendre seulement qu'un mois fût écoulé depuis sa nouvelle promotion, il envoya pour la seconde fois sa démission (9 germinal). Et, définitivement retiré sous sa tentej avec des airs moroses, des attitudes de misanthrope, il continua de plus belle à jouer son rôle favori de redresseur de torts. Un ami commun étant intervenu entre Carnot et lui et lui ayant assuré que cette hostilité dont il se croyait victime était imaginaire, que Carnot, même, était tout disposé à faire la paix avec lui, il reprit sa bonne plume, et voici la lettre étonnante qu'il écrivit au Directeur :

Paris, 12 prairial, an IV (31 mai 1796).

Citoyen directeur,

Jullian m'a fait part de la conversation que vous eûtes ensemble à mon sujet avant hier au soir.

Mon respect pour le caractère auguste dont vous rtcs revêtu, mon respect pour moi-même m'imposent la loi d'une explication franche et catégorique : la voici.

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