‹ Rouget de Lisle, son œuvre--sa vieChapitre 86 sur 124 · lievue et Gazette musicale^ 1863, p · texte numérisé non relu

lievue et Gazette musicale^ 1863, p

€ qu'il sort peu, qu'il ne parle d'aucuae affaire politique, et qu'il est toujours rentré un des premiers, » mais disant « qu'il paye actuellement son loyer moins exactement et qu'il a demandé à son hôte un délai pour s'acquitter*. » La police elle-même on le voit, le jugeait sans reproche, tout en montrant combien son état était digne de pitié.

Il n'en était pas moins accusé de machinations sourdes; on lui attribuait faussement la paternité de libelles anonymes, où Ton attaquait les gens en place 2; on l'inquiétait pour complicité imaginaire à la conspiration de Pichegru et de Georges CadoudaP.

Il était cousin du général Mallet. Quand fut découverte la première conspiration dont celui-ci était le chef, las de toutes les tracasseries, sachant ce qui l'attendait s'il faisait mine de bouger, il prit le parti de faire le mort : il se tint pendant un mois « dans la stagnation la plus complète », suivant sa propre expression, prit toutes les précautions imaginables pour éviter de trahir sa présence, son existence même, en un mot, pour se faire oublier: il cessa même pendant plusieurs semaines d'écrire à sa sœur, sachant bien que quiconque était soupçonné de la moindre connivence avec le général était poursuivi «jusque

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