r/., ibid
lai fit écrire qu'il lui accordait une pension annuelle de 1.500 francs, lui rappelant qu'ils avaient été compagnons d'armes. En effet, ils avaient servi ensemble dans Tarmée de Dumouriez en 1792*.
Sur les démarches de Déranger, il obtint encore, plus tard (en 1832), deux autres pensions de mille francs chacune accordées par arrêtés du Ministre de rintérieur, Montalivet, et du Ministre du Commerce, d'Argout^.
Enfin, le général Blein demanda pour lui la Croix de la Légion d'honneur, qui lui fut également accordée (le 6 décembre 1830)3. Même, dans son excès d'empressement, le ministre compétent signa d'abord sa nomination au grade d'officier de la Légion d'honneur; si bien que le maréchal Mac-Donald fut obligé d'écrire pour faire observer « que l'auteur de la Marseillaise n'était pas encore chevalier* ». Ces choses sont toujours agréables à constater. — J'ai eu entre les mains la lettre de remerciements que Rouget de Lisle écrivit au Ministre à la date du 18 décembre 1830, assurant
2. Biographie Michaud^ p. 94. Gindre de Mancy {loc. cit.)', copié par Poisle-Desgranges, dit qu'une de ces pensions fut <le douze cents francs et prise sur les fonds de la liste civile. Peu iuipoite, d'ailleurs.