ilNDRE DE MaN'CY, DeSGRANGES-PoISLE, (loC. Cit
4. Catalogue d'autographes, vente du 14 décembre 1872, J. Charavay.
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qu'il ignorait la démarche du général Blein, que l'annonce de cette nouvelle faveur lui avait causé autant de surprise que de reconnaissance, se disant lui-même « un vieillard obscur, depuis si longtemps oublié K » Il était bien temps, en effet, que sa vie presque entièrement révolue reçût enfin quelque adoucissement.
L'auteur et la chanson redevinrent également à la mode. Louis-Philippe qui personnifiait, comme on sait, la « meilleure des Républiques, » ne dédaignait pas de chanter parfois la Marseillaise du haut d'un balcon du Palais- Royal, à la grande satisfaction du public. Ce devint assez vite un divertissement populaire d'aller entendre dire au Roi la chanson révolutionnaire : dès qu'il paraissait à son balcon, quelqu'un criait : « La Marseillaise I » et lui, s avançant avec un gracieux sourire, la main sur le cœur et les yeux au ciel, entonnait Thymne national dont la foule reprenait le refrain. Il paraît même que quelques citoyens firent dégénérer en scie cette petite manifestation, et que le roi, s'en étant aperçu enfin, fit cesser ce divertissement en renonçant à chanter la Marseillaise en public ^,
C'est à peu près à la môme époque que remonte une autre plaisanterie, consistant à chanter les paroles de la Marseillaise sur Tair, alors nouveau, de la romance de la Grâce de Dieu, dont, par une