‹ Roumanie, d'Andrinople à Balta-Liman (1829-1849) (volume 2)Chapitre 174 sur 215 · APRÈS LE RÈGNE · texte numérisé non relu

APRÈS LE RÈGNE

2 ç juin. — Le général Kisseleff engage le Prince à ne pas battre en retraite devant les meneurs, et à rester sur la brèche tant que ses forces le lui permettront. (T. I, p. 325.) — [Cette lettre est arrivée après V abdication et le départ du Prince

8 juillet. — M. de Kotzebue écrit au Prince Bibesco que l'Empereur est indisposé contre l'ingratitude et le manque d'égards des Valaques restés sourds à toutes les exhortations du Gouvernement impérial. Il fait savoir à Son Altesse que les troupes russes, entrées en Moldavie pour y maintenir l'ordre, vont céder la place aux troupes turques. Sa Majesté abandonne à la Porte ottomane le soin de rétablir l'ordre en Valachie. (T. I, P- 327-)

12 juillet. — Héliade supprime la taxe des élèves à l'Académie. [Bull. off. n° 35.)

2^ septembre . — La Turquie proscrit vingt-deux personnes. [Bull. off. n" 42.)

10 et ij septembre. — Proclamations de Fouad-Pacha. [Bull, off. n" 43.)

ij septembre. — Proclamations d'Omer-Pacha et du Caïmacam Constantin Cantacuzène. [Bull. off. 43.)

iç octobre. — Une publication prouve que Raïf-Effendi, qui a accompagné à Constantinople la députation du Gouvernement provisoire, lui a emprunté 1,000 ducats. [Bull. off. n° 57.)

/j novembre. — Malgré l'article 438 du règlement, Jean-

Emmanuel Floresco est reçu de nouveau dans l'armée , sur la recommandation du général Liders. {Bull. off. n° 6i.)

ly décembre. — Le comte de Nesselrode, dans une lettre au Prince Bibesco, donne à entendre que la Russie préfère que Son Altesse ne reprenne pas le pouvoir. (Le Prince s'est évidemment montré trop libéral.) (T. I, p. 328.)

APPENDICE

APPENDICE

Supplément au Vesti'torul Roumânesc (Courrier roumain) du 20 décembre 1 842/ janvier 1843.

TRADUCTION

POÉSIE FAITE A l'oCCASION DE L'ÉLECTION DU PRINCE BIBESCO, PAR C.-C. ARISTIA.

Une douce lumière sourit à la nature, — et le soleil monte dans sa gloire, en faisant pâlir les étoiles, comme au jour où Dieu, se révélant,

— dans son profond amour, — aux richesses du Ciel, imprima le premier mouvement.

Le Roumain qui souffrait voit enfin se dissiper les ténèbres oii il était plongé ; — quelle que soit son impatience, c'est dans le Ciel qu'il met son espoir, des décrets de Dieu qu'il attend son sort. De là-haut il attend sa félicité — ou son malheur !

Dans la Sainte Métropole, sur la célèbre colline, une seule âme anime tous les corps, et la ruche ne forme qu'un seul essaim, — troupe animée d'un même amour maternel pour le Pays, pénétrée d'un sentiment unique, d'une affection semblable. L'Assemblée chrétienne élit aujourd'hui son Prince.

L'Assemblée générale, l'élite du pays, est appelée aujourd'hui à l'autel, devant le Christ, — pour prêter chrétiennement le grand et terrible serment de rendre l'avenir du pays plus doux, plus lumineux !

Les sons que du haut de ses clochers élevés, — traversant la voûte majestueuse de l'édifice antique, citadelle (i) de la religion, — l'airain lance au dehors, ont de douces vibrations pour le cœur des Roumains,

— et emplissent l'air d'une impression de joie et aussi d'anxiété. Est-ce l'heure du désastre? Est-ce la trompette de la mort? Est-ce le cri

(i) Les monastères étaient des forteresses; les collines de la Métropole sont l'œuvre des hommes, de même la colline de l'église Radu-voda. Ici, citadelle est au figuré, la Métropole ayant à défendre la religion.

APPENDICE

de la vie que lance la voix de l'airain? — Les portes de l'autel s'ou vrent!... La religion est puissante sur les âmes : — le chef de la religion (i), animé d'un profond amour pour ses ouailles, apparaît.

Autour de lui se presse une véritable armée chrétienne de nobles, de patriciens, ses frères en religion. — L'intrigue se tait, on chasse toute pensée coupable. — Heureux sont, en ce jour, les gens vertueux; malheur aux méchants !

Aussi juste que le jugement dernier est celui de ce jour! — Tous jurent sur les Saints Évangiles, — se liant par ce serment, — de ne former de tous les Roumains chrétiens, qui renaissent à une vie nouvelle, qu'un seul troupeau conduit par un seul pasteur.

Ils élisent un Prince, celui que Dieu lui-même a choisi. Dieu qui, — — en un moment, peut perdre à jamais l'homme, — ou, dans son profond amour, élever et porter au pinacle le chrétien juste, pieux, humain et humble.

Le voici, l'Élu de tous; c'est l'homme savant, jeune encore, mais d'un esprit mûr! Dans les Assemblées, c'est le Cicéron de la Roumanie! C'est l'homme, le Prince plein de vertus, qui, dès ce jour, devient notre Pilote.

Longue Vie et bonheur à Georges Bibesco ! — Que ses jours coulent comme les eaux de l'Oit. — Roumains, chantez et redites : « Qu'en pleine gloire régnera la Science (2) couronnée, durant l'ère qui s'ouvre pour nous ! »

INCENDIE DE BUCAREST

Nous avons renoncé à publier la traduction de la poésie d'Anton Panu, ayant donné à la page 278 de ce volume le passage concernant le Prince Bibesco.

A l'occasion de la fête de s. a. le prince georges-d. bibesco,

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