‹ Roumanie, d'Andrinople à Balta-Liman (1829-1849) (volume 2)Chapitre 37 sur 215 · DISCOURS D'OUVERTURE · texte numérisé non relu

DISCOURS D'OUVERTURE

PRONONCÉ PAR LE PRINCE BIBESCO A l'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE 1846. TEXTE EN LANGUE FRANÇAISE.

Messieurs les Députés de l'Assemblée générale,

I. — Je suis heureux de vous voir réunis autour de Moi. Ce sentiment est d'autant plus vif qu'il est accompagné de l'espoir que ce jour marquera l'ère d'une étroite union entre le Gouver-

(1) Firman donné au milieu du mois de Gemozuil-Ahir, en l'an de l'hégire 1260.

(2) M. XÉNOPOL, p. 186.

nement et l'Assemblée générale. L'intérêt du pays la réclame, et Je viens vous tendre une main qui ne saurait vous être suspecte. Vous Me connaissez depuis longtemps. Cependant, depuis quatre ans que la Providence et le choix de Mes compatriotes M'ont appelé au Gouvernement de ce pays, vous avez eu l'occasion de vous mieux convaincre que dans ce cœur, entièrement dévoué à Ma patrie, il n'est pas de désir ni de souhait qui n'ait pour but son progrès et sa prospérité. C'est donc avec une conscience tranquille que Je viens vous rendre compte du résultat de Mes efforts pendant ces dernières années.

II. — La Cour suzeraine et la Cour protectrice ont bien voulu ajouter, à Ma prière, par un nouveau bienfait, un nouveau droit à Notre reconnaissance, en assurant sur des bases plus positives et plus étendues les intérêts de notre commerce.

III. — La Sublime Porte a reconnu à cette Principauté, avec le droit de transit, celui d'une parfaite réciprocité, en adoptant le tarif de 5 pour 100 pour toutes les marchandises importées ou exportées. De plus, notre modeste pavillon se trouve protégé aujourd'hui dans les mers de l'Empire Ottoman à l'égal des autres pavillons, et notre commerce, comme notre agriculture, prend de jour en jour un nouvel essor.

IV. — Le Gouvernement russe a bien voulu consacrer, de son côté, par son dernier traité de commerce, l'intégrité des droits de nos douanes, en déclarant les marchandises russes qui entreraient dans notre pays passibles d'un droit de 5 pour 100, sans distinction du lieu de leur provenance. Nous pouvons donc espérer, sous peu, un accroissement assez considérable dans les revenus de l'État par le développement que nous promettent nos douanes.

V. — Un projet de convention avec la Principauté de Moldavie sera soumis à votre examen, à l'effet d'amener un rapprochement plus intime des intérêts de ces deux Principautés, par la suppression du cordon douanier qui les sépare.

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