CIRCULAIRE DU 4 AOUT 1847, N
{Bull. off. n" 57, du II août 1847.)
L'épizootie ayant, par malheur, de nouveau sévi cette année, le gouvernement espérait qu'à la suite des mesures prises, des instructions publiées et des exhortations plusieurs fois renouvelées, le mal aurait partout complètement disparu au bout de vingt jours, au plus d'un mois. Or, — et cela est grave, — il est prouvé que Monsieur le Préfet n'a pas justifié la confiance du Département, qu'il n'a pas apporté en ces circonstances, dans l'accompHssement de ses devoirs, l'empressement dont il aurait dû faire preuve.
En effet, du moment qu'il avait été constaté que la maladie était contagieuse et non épidémique, on l'aurait certainement enrayé et fait disparaître, si les mesures prescrites avaient été prises énergiquement , c'est-à-dire si l'on avait séparé, — dès le début de la maladie, — les animaux malades de ceux qui ne l'étaient pas encore ; si l'on avait immédiatement éloigné du village et transporté dans un emplacement spécial les propriétaires des animaux malades avec leurs bêtes, sans leur donner le temps de communiquer avec les autres villageois ; si les étables et pâturages destinés aux animaux malades avaient été désinfectés sur l'heure, avec le plus grand soin, en y employant soit l'eau, soit le feu, en retournant la terre ou en usant de tel moyen propre à faire renaître la salubrité. Si l'on avait pris toutes ces mesures, on aurait été certainement en droit de s'attendre à ce que la maladie
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ne prît pas d'extension, et même à ce qu'elle disparût complètement.
Le Département de l'intérieur aux Préfets.
Les dispositions contre l'épizootie n'ayant pas été observées, le Ministre donne des ordres sévères pour arriver à la faire disparaître.