‹ RubensChapitre 15 sur 20 · LE DÉBARQUEMENT DE MARIK DE MÉDICTS · texte numérisé non relu

LE DÉBARQUEMENT DE MARIK DE MÉDICTS

(Louvre.)

de rambîtion pour reprendrema liberté. Considérant donc qu'il valait mieux me retirer étant encore au sommet, plutôt qu'à la descente, et abandonner la fortune pendant qu'elle m'était encore favorable, sans attendre qu'elle me tournât l'échiné, je profitai de l'occasion d'un petit voyage secret à Bruxelles pour me jeter aux pieds de Son Altesse, la priant seulement, pour prix d»e toutes mes peines, de me décharger à l'avenir de pareilles missions et de permettre que je ne la serve plus que dans ma demeure. Mais j'eus plus de difficultés à obtenir cette grâce que je n'en avais eu jamais pour l'emploi de n'importe quelle faveur, et encore ne fût-ce que sous la réserve de certaines menées ou pratiques secrètes que je pourrais poursuivre avec un moindre dérangement pour moi-même. Depuis ce moment, je ne me suis plus occupé des affaires de France, et jamais je ne me suis repenti d'avoir pris cette résolution. » Il signe PiETRO Pauolo Rubens, et termine sa lettre par cette recommandation : « Sur l'adresse de vos lettres, ayez désormais la bonté de mettre, au lieu de Gentilhomme ordinaire de la maison, etc,^ le titre de Secrétaire de Sa Majesté Catholique en son Conseil secret ou fjrivé. Ce que je vous en dis n'est point par vanité, mais pour assurer plus exactement la remise de vos lettres, au cas où vous auriez l'intention de ne point me les faire parvenir par l'entremise de mon parent, le sieur Picquery. »

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