Sir Cottington à Don Carlos Coloma. 22 mai
HicLÈNE Four MENT et ses enfants (entre i6?6 et 1640)
Musée du Louvre.
RUBENS io5
vrai, a moins de succès que l'homme. Quand Rubens arrive, depuis quatre mois déjà, l'agent de Richelieu a passé par là et l'Angleterre a signé un traité d'alliance avec la France (24 avril). N'importe, on ne rompt pas les pourparlers avec un artiste que l'on a tant de plaisir à recevoir. Charles P'" s'engage au moins « sur sa foi royale » à ne pas faire de ligue avec la France contre l'Espagne. Mais, bien que fêté par tous, Rubens s'ennuie, et il attend avec impatience, pour partir, le ministre plénipotentiaire envoyé par Olivarès qui viendra signer le traité. « Le sieur Rubens a pris congé du roi et de la reine et s'apprête à partir dans quatre ou cinq jours, malgré le désir général de le voir rester pour beaucoup de motifs')). Qu'ils s'adressent à l'ambassadeur, au peintre ou à l'homme du monde, ces regrets sont
\ tout à l'honneur de Rubens. Il quitte Londres, comblé ' . . .
de distinctions, de cadeaux et avec des commandes
importantes pour la décoration de White Hall. Le
travail ne sera fini qu'en i635, et il ne viendra pas
le mettre lui-même en place, « parce qu'il a les cours
en horreur ».
A son retour, il reçoit la récompense de son zèle et de son intelligence. Charles P'" Ta anobli du titre de chevalier. L'archiduchesse veut qu'il ait le même titre en Flandre. La junte de Madrid rappelle que « l'empereur Charles-Quint avait fait Titien chevalier de Saint-Jacques )>, et Philippe IV octroie cette