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I. Karl van Mander, ibid., II, p

RUBENS i3

Cock publie l'estampe de l'école d'Athènes de Raphaël «. Il craint les preuves de son pillage. Mais bientôt tout scrupule disparaît. On se fait un mérite de ses larcins : « Les peintres qui ont fait à l'étranger, particulièrement en Italie, un séjour de quelque durée, rapportent généralement chez nous un style qui dépasse en beauté comme en excellence l'ancienne manière néerlandaise' ». Ils en reviennent, en tous cas, avec des cartons pleins de dessins et de copies. Ce sont les figures de Raphaël ou de Michel-Ange qui peuplent désormais leurs compositions.

Naturellement, cette adaptation ne va pas sans quelque gaucherie. Chez ces portraitistes de paysans et de bourgeois, les beaux athlètes de Michel-Ange, les figures noblement drapées de Raphaël dégénèrent quelque peu. Mais, ce qui est plus grave, les colorations limpides et éclatantes de la palette flamande se délayent et s'alourdissent. Avec la vérité du costume disparaissent l'utilité et la beauté des couleurs. Plus de chaperons gothiques, de cornettes et de hennins ; plus de poulaines, plus de gorgerettes en fine dentelle, de robes de velours et d'hermine. Les Joyaux ne scintillent plus sur les riches tissus de Flandre. De pâles colorations et de lourdes opacités modèlent maintenant des muscles et des toges. Sans doute, il y a des artistes dont l'œuvre maintient contre l'invasion étrangère l'intégrité du patrimoine flamand. Des dynasties de peintres, comme les Breughel,

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