‹ RubensChapitre 109 sur 164 · LE CHRIST DEVANT PILATE. LA DÉCOLLATION DE SAINT PAUL · texte numérisé non relu

LE CHRIST DEVANT PILATE. LA DÉCOLLATION DE SAINT PAUL

montagne, les bannières se confondent avec les nuages, et sur le côté, la vue s’étend au loin sur le paysage jusqu’au point où le soleil illumine le ciel de ses reflets ardents.

Le groupe inférieur est tout entier de la main de Rubens, comme aussi celui du milieu, où la robe bleue de la Vierge et la robe rouge de Jean, forment deux taches mates ; seul le groupe supérieur a été peint par des élèves, mais retouché et éclairé par le maître.

Il existe deux esquisses de ce tableau, l’une au Musée Royal d’Amsterdam, que nous reproduisons, la seconde au Musée de l’Académie à Vienne, très différentes l’une et l’autre du tableau et de la gravure, ce qui prouve que Rubens a repris et modifié plus d’une fois son travail.

Le Christ devant Pilate. - Un tableau, représentant le Christ devant Pilate, mais qui ne nous est connu que par une gravure de Nicolas Lauwers, par une esquisse appartenant à la famille van Parijs, à Bruxelles et par une copie qui se trouve à la cathédrale de Nivelles, nous paraît dater de la même époque (Œuvre.

N° 273). En effet, certaines figures, telles que le Barrabas amené devant le proconsul en même temps que le Christ, et les Juifs qui demandent la condamnation de celui-ci et qui sont vus à mi-corps dans le bas du tableau, rappellent d’une manière frappante, la composition et l’exécution du Portement de la Croix.

La Décollation de saint Paul. Un autre tableau qui s’est perdu, a probablement été peint vers le même temps. C’est la Décollation de saint Paul (Œuvre. N° 478). Il fut exécuté pour le couvent de Rouge-Cloître près de Bruxelles. Lorsque les troupes françaises envahirent le Brabant en 1695, on le transporta dans l’église Sainte-Catherine à Bruxelles et de là à la chapelle Saint-Eloy ; celle-ci fut brûlée lors du bombardement de la même année, et le tableau périt dans les flammes. On en voit une esquisse dans la collection Holford, à Londres et un dessin à la National Gallery de la même ville. Il existe une gravure de Pierre Verbruggen le jeune, représentant l'autel de l’église des Dominicains à Anvers, où se voit le même tableau. C’était une copie qui fut transportée à Paris par les Français en 1794 ; de là, elle fut envoyée à Aix-en-Provence, où on la voit encore dans l’église de la Madeleine. Le martyr est agenouillé sur un gradin; le bourreau est prêt à lui trancher la tête, et une femme lui couvre les yeux d’un bandeau, comme dans le Martyre de sainte Catherine. Il est entouré de soldats et de spectateurs ; trois anges qui planent dans les nues, apportent des palmes et des couronnes. La disposition des personnages et l’attitude de quelques uns d’entre eux, rappellent aussi le Portement de la Croix.

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