ÉLÈVES ET COLLABORATEURS
des grisailles peintes par lui (Œuvre. N°s 1208-1219). En 1635 parut la relation du voyage du cardinal-infant d'Espagne aux Pays-Bas, écrite par Diego Aedo y Gallart. Ce livre fut imprimé par Jean Cnobbaert ; Rubens en dessina le frontispice, qui est conservé au Musée de South- Kensington à Londres et qui a été gravé par Marinus (Œuvre. N° 1233). En 1638, il dessina un frontispice pour l'ouvrage intitulé Legatus de Ferdinand van Marselaer ; la gravure est de Corneille Galle le jeune (Œuvre. N° 1287). Rubens écrivit lui-même en latin une explication détaillée des allégories de son dessin. On en conserve le manuscrit de sa main à la bibliothèque royale de Bruxelles, le texte, légèrement modifié par van Marselaer, (1) fut imprimé en tête du volume qui ne parut qu’en 1666 chez Moretus. En 1639, Jérôme Verdussen publia de Generale Legeude der Heylighen par Petrus Ribadineira et Heribertus Rosweydus ; le frontispice fut probablement gravé par Jean Collaert d’après un dessin de Rubens (Œuvre. N° 1293).
Celui-ci ne fit plus grand’chose pour l’imprimerie Plantinienne ; en 1634-1636, il dessina encore un frontispice et une marque d’imprimeur pour les œuvres de Juste Lipse. Les deux dessins originaux appartiennent au Musée Plantin-Moretus ; le premier fut gravé en 1634, le second en 1636. L’ouvrage ne parut qu’en 1637 (Œuvre. Nos 1281-1282).
A partir de cette année, Rubens ne fit plus lui-même de dessins pour son ami Balthasar Moretus ; il en chargea son élève favori, Erasme Quellin, à qui il donnait une légère esquisse ou quelque autre indication, et dont il revoyait le travail. C’est ainsi que furent dessinés les frontispices de Jean Boyvin, Le Siège de la ville de Dole, Plantin, 1638 (Œuvre. N° 1249) ; Hubertus Goltzius, Icônes Imperatorum Romanorum, Plantin, 1645 (Œuvre. N° 1273) ; Luitprandi Opéra, Plantin, 1640 (Œuvre. N° 1284); Mathieu de Morgues, Diverses pièces pour la Défense de la Royne-Mère du roy très-chrestien Louis XIII, Plantin, 1637 (Œuvre. N° 1290) ; Bartholomeus de los Rios, De Hierarchia Mariana, Plantin, 1641 (Œuvre. N° 1294); Caroli Neapolis, Anaptyxis ad Fastos Ovidii, Plantin, 1638 (Œuvre. V, p. 107). Quellin dessina encore d’autres frontispices : Philippus Chiffletius, Sacrosancti et Œcumenici Concilii Tridentini Canones et Décréta, Plantin, 1640 (Œuvre. N° 1263) ; Balthasar Corderius, Expositio patrum Grœcorum in Psalmos, Plantin, 1643 (Œuvre. V, p. 70); Max Goubau, Apostolicarum Pii quintii Pont. Max. Epistolarum libri quinque, Plantin, 1640 (Œuvre. V, p. 81) ; Joannes Caramuel Lobkoxvitz, Philippus Prudens, Plantin, 1639 (Œuvre. V, p. 94); Fr. Quaresmius, Terrœ Sanctce Elucida tio, Plantin, 1639 (Œuvre. V, p. 109). Ils ont été attribués à Rubens, mais les archives du Musée Plantin- Moretus établissent clairement qu’ils sont de Quellin, et que c’est à lui qu’on les a payés.