AVANT-PROPOS
a faites de ses œuvres, l’entreprise jadis inexécutable ne l’est plus aujourd’hui. L’examen patient et minutieux des documents écrits a substitué la vérité à la légende ; le sens critique enfin éveillé a soumis à sa pierre de touche les opinions que les âges précédents s’étaient transmises sans vérifier leur valeur.
J’ai tâché dans de précédents ouvrages de contribuer pour ma part à réunir les matériaux d’une histoire de l’homme dont on parlait tant et que l’on connaissait si peu. Mon Œuvre de Rubens, ma participation à la Correspondance de Rubens et au Bulletin-Rubens, peuvent être considérés comme des travaux préparatoires pour le livre que je présente aujourd’hui au public. J’ai cru inutile de répéter ici tous les documents cités dans ces ouvrages, ce qui eut d’ailleurs donné à ce volume des proportions trop considérables. Je me suis borné à renvoyer aux sources le lecteur curieux ; le mot Œuvre, suivi d’un numéro, renvoie à l’article qui porte ce numéro dans mon Œuvre de Rubens ; le mot Correspondance, ou simplement la date d’une lettre, renvoie à la Correspondance de Rubens, publiée par feu mon ami Charles Ruelens et par moi.
MAX ROOSES.
Vue de la Ville d’Anvers en 1610.