LES TABLEAUX PEINTS POUR WOLFGANG-GUILLAUME DE BAVIÈRE
dorf et la transporter de nouveau dans la galerie du prince. Lorsque celle-ci fut transférée à Munich en 1805, Y Assomption resta seule à Dusseldorf. L’esquisse du tableau se trouvait naguère dans la collection de M. Edmond Huybrechts, à Anvers.
Les tableaux peints pour Wolfgang-Guillaume de Bavière. Vers le milieu de cette période, pendant les années 1619 et 1620, Rubens peignit pour le comte palatin Wolfgang-Guillaume de Bavière, trois tableaux : une Adoration des Bergers, une Descente du Saint-Esprit et un Saint-Michel foudroyant les anges rebelles. Les lettres écrites par Rubens au prince allemand à l’occasion de cette commande, nous ont été conservées, et leurs relations se prolongèrent longtemps après l'exécution des tableaux. Quelques particularités sur cet admirateur étranger du maître anversois ne seront donc pas déplacées
Le palatin Wolfgang-Guillaume de Bavière était duc de Neubourg. Ce duché situé en Bavière, sur le Danube, à deux lieues à l’ouest d’Ingolstadt, avait été donné en 1558 à Wolfgang duc de Deux-Ponts, qui le transmit en 1560 à son fils Philippe-Louis. Celui-ci l’administra jusqu’au jour de
sa mort, le 12 août 1614. Il eut pour héritier Wolfgang-Guillaume, né le 25 octobre 1578. Lorsqu’en 1609, le duc de Berg, Juliers et Clèves, Jean-Guillaume, mourut sans enfants, Philippe-Louis fit valoir ses prétentions sur ces états, se fondant sur les droits de sa femme Anne, fille du duc Jean-Guillaume. Il avait pour compétiteur Jean-Sigismond, margrave de Brandebourg. Wolfgang-Guillaume chercha à régler le différend en épousant du vivant de son père, la fille du margrave. Il obtint sa main, mais une dispute survenue entre lui et son futur beau-père, fit rompre le mariage. Le débat se prolongea jusqu’à la mort de Wolfgang-Guillaume, le 20 mars 1653. En prenant possession de son duché de Neubourg, il avait renoncé au protestantisme pour entrer dans le giron de l’église catholique, et son premier
Saint Michel foudroyant les anges rebelles (D’après la gravure de Luc Vorsterman).