MADONES
La Madone achetée en 1887 par l’Ermitage de St-Pétersbourg et provenant de la collection Galitzine, ressemble beaucoup à celle-ci et est du même temps.
Le Musée de Madrid possède également une Madone dans une guirlande de fleurs, peinte par Jean Breughel (Œuvre. N° 200). Ici, la mère est assise tenant sur ses genoux l’enfant, auquel elle pose la main sur le cou. Deux anges la couronnent de roses.
Au Louvre nous en trouvons une quatrième (Œuvre.
N° 1Q9). La Vierge tient sur ses genoux l’enfant qui lui entoure le cou de ses bras.
Elle le regarde avec tendresse,poseune main sur son dos et l’autre sous lui. A droite, un petit ange lui tient une couronne de fleurs au-dessus de la tête ; à gauche, dans une lumière incertaine, on voit sept petites têtes d’anges.
Le médaillon qui contient le groupe est entouré d’une guirlande de fleurs où se jouent des vers, des oiseaux, un petit singe, des insectes et des lézards. Le tableau fut peint pour le cardinal Frédéric Borromeo ; Breughel l’envoya le 5 septembre 1621 et écrivit ce même jour à Ercole Bianchi, le chargé d’affaires du cardinal : « Je profite de » l’occasion d'un envoi de » marchandises à Enoni,
» pour vous expédier un autre tableau, qui est l’ouvrage le plus beau et le plus excellent que j’aie jamais fait. M. Rubens aussi a donné une preuve de son talent dans le médaillon central, » où l’on voit une très jolie Madone. Les oiseaux et les animaux sont peints d’après nature, et » d’après ceux que possède la sérénissime infante (1). »
Dans la galerie du comte de Schônborn, on voyait naguère encore une Ste-Famille, peinte par Rubens, dans un médaillon octogone, autour duquel Breughel avait peint une superbe guir-
La Madone aux Anges (Louvre, Paris).
(1) Giovanni Crivelli : Giovanni Brueghel. Milano, 1868. Page 272.