‹ RubensChapitre 63 sur 164 · LUC VORSTERMAN · texte numérisé non relu

LUC VORSTERMAN

comme le Christ remettant les clefs à saint Pierre, d’après Raphaël, La dernière Cène, d’après Léonard de Vinci, le Christ porté an tombeau, d’après Michel-Ange de Caravage, le Sultan et son vizir, d’après Elsheimer, Danaë d’après le Titien. Aucune de ces dernières œuvres ne mentionne le nom de Rubens, ni son intervention, mais une tradition constante veut que le graveur ait travaillé d’après des dessins du maître et le style des gravures confirme pleinement cette affirmation. Longtemps après le retour de Soutman en Hollande, il grava encore une des Chasses au Sanglier (Œuvre. N° 1160) et sa Chute des Réprouvés (Œuvre. N» 93), l’une et

l’autre datées de 1642. Sa manière diffère complètement de celle des graveurs de l’ancienne école. Loin de s’appliquer à obtenir une exécution finie, élégante et d’un effet agréable, il faisait des planches dont le travail montre une rudesse voulue ; il ne recherchait ni les demi-teintes ni les transitions ménagées, mais paraissait plutôt vouloir obtenir des oppositions violentes d’ombre et de lumière en faisant contraster les noirs intenses avec les parties lumineuses. Ses planches ressemblent plus à celles d’un peintre aquafortiste qu’à celles d’un graveur en taille douce ; et pourtant elles sont d’un grand effet ; l’artiste rompt avec le faire lisse, poli, sec et dur d’autrefois ; il veut être avant tout coloré et saisissant. Passant d’un extrême à l’autre, il tombe dans une exagération opposée à celle de ses devanciers. Rubens en fut peut-être frappé, mais il ne s’en déclara pas satisfait. Il ne garda pas longtemps Soutman, et se mit en quête de jeunes graveurs dont la manière ne fût pas encore formée et qu’il pût faire travailler à son goût. J’aurais bien voulu, écrit-il le 23 janvier 1619 à Pierre van Veen, que le graveur eût mieux réussi à rendre fidèlement le modèle, car je vois moins d’inconvénient à faire travailler sous mes yeux un jeune homme pénétré du désir de bien faire, que de laisser de grands artistes travailler à leur fantaisie.

Luc Vorsterman. Le premier qu’il s’attacha, fut Luc-Emile Vorsterman. Il était né à Bommel en Gueldre, en 1596, si l’on peut prendre à la lettre la déclaration par laquelle il affirme en 1636 être âgé de quarante ans. Il est probable qu’on peut assigner une date un peu plus reculée à sa naissance, car une de ses planches, le Repos en Egypte, d’après Baroceio, fut gravée au plus tard en 1607, époque où il n’aurait eu que onze ans.

Le 28 août 1620, il obtint le droit de bourgeoisie à Anvers ; la même année, il fut reçu maître dans la Confrérie de Saint-Luc; le 9 avril de l'année précédente, il avait épousé Anne Franck.

Luc Vorsterman — Gravé par Luc Vorsterman le jeune d’après Ant. van Dijck.

LES PRIVILÈGES DES GRAVURES

Vorsterman se trouvait donc à Anvers au commencement de 1619 ; il est plus que probable qu’il y résidait déjà depuis quelques mois II peut avoir eu vingt quatre ans environ lors de son arrivée. Il avait fait son apprentissage en Hollande, où il avait pris pour modèles les ouvrages de Henri Goltzius, le maître universellement admiré et imité. Son biographe, M. Henri Hymans, croit qu’il débuta par trois petites planches, une Madone avec l'enfant Jésus donnant dans son berceau , d’après Rubens (Œuvre. N° 188), un petit Charles-Quint, d’après le Titien et Y Homme qui bâille d’après Breughel le Paysan ; à ces gravures succédèrent celles de deux portraits d’après les tableaux du Titien, appartenant à Rubens, celui de Charles-Quint et celui d’Isabelle d’Este. Quoiqu’il en soit, en 1619 nous le voyons travailler pour Rubens. Dès l’année suivante, celui-ci publie neuf gravures exécutées d’après ses tableaux par Vorsterman. L’année suivante, il en parut encore cinq, en 1623, encore une en six feuilles et deux frontispices.

Nous ne parlons ici que des gravures datées ; si nous voulions y ajouter celles qui parurent sans date, nous arriverions à un nombre presque double. Les sujets gravés par Vorsterman sont choisis parmi les plus remarquables des tableaux de Rubens et parmi ceux qui se prêtent le mieux à la gravure ; le peintre commandait l’ouvrage au graveur, qu’il payait, et faisait luimême le commerce des gravures.

Les privilèges des gravures. Rubens s’occupa très sérieusement de cette nouvelle entreprise, et tout d’abord il songea à garantir contre la contrefaçon les gravures faites d’après ses tableaux, afin de protéger au moins sur ce terrain sa propriété artistique. Nous savons qu’à cette époque, et même antérieurement, on avait imité les productions des graveurs célèbres. On contrefaisait également les eaux-fortes des peintres les plus en faveur, et l’on imitait même les signatures. Rubens ne voulait pas qu’on mît dans le commerce d’autres gravures d’après ses tableaux que celles qu’il avait fait faire sous sa direction et il n’entendait pas qu’on les copiât ; à part l’intérêt pécuniaire, il voulait empêcher comme artiste que des reproductions indignes ne donnassent une idée fausse de ses œuvres.

Il s’adressa d’abord aux Etats-Généraux des Provinces-Unies afin d’obtenir un privilège qui le protégeât contre la contrefaçon. La raison en saute aux yeux : c’est en Hollande qu’habitaient les graveurs de talent les plus capables de buriner des planches d’après ses tableaux ou d’imiter les gravures faites sous sa direction. C’est là que depuis longtemps quelques-unes de ses œuvres avaient été gravées, c’est là aussi que Balthasar Flessiers, peintre à La Haye, s’était adressé aux mêmes Etats-Généraux afin d’obtenir un privilège pour faire paraître le Sacrifice d' Abraham par Rubens, demande rejetée le 29 octobre 1614, mais accordée le 24 décembre suivant.

Le 4 janvier 1619, Rubens écrivit à Pierre van Veen, avocat à La Haye et frère d’Otto Vænius, pour lui demander comment il devait s’y prendre pour obtenir un privilège qui lui permît de publier dans les Provinces-Unies quelques planches gravées chez lui et d’empêcher qu’on ne les contrefît. Van Veen indiqua à Rubens le chemin à suivre et appuya même sa demande. Celle-ci se rapportait à dix-huit estampes, parmi lesquelles il y en avait treize gravées par Vorsterman, quatre exécutées plus tard par d’autres graveurs et une dernière qui ne fut jamais gravée. La demande de Rubens fut rejetée le 17 mai 1619. Avant que cette décision lui fût connue, il s’était adressé à son ami Sir Dudley Carleton, l'envoyé anglais à La Haye, où il

LES PRIVILÈGES DES GRAVURES

était très influent, afin d’obtenir son appui. 11 l’obtint, et le résultat ne se fit pas attendre. Dès le 8 juin, les États-Généraux reviennent sur leur décision et déclarent qu’à la requête de « Pierre Rubens, résidant à Anvers, et recommandé par M. Carleton, ambassadeur du roi de la Grande Bretagne, le requérant présenterait à Leurs Hautes Puissances un exemplaire de toute planche qu’il aura l’intention de publier. » Cela ne pouvait pas se faire tout de suite, attendu que la plupart des planches pour lesquelles le privilège était demandé n’étaient

Persée et Andromède (Ermitage, Saint-Pétersbourg).

pas achevées en 1619. Ce ne fut qu’au commencement de l’année suivante qu’il put envoyer les gravures et seulement en partie. Sur quoi, le 24 février 1620, il fut interdit par les États- Généraux des Pays-Bas à tous et à chacun des habitants des dits Pays-Bas qui s’occupent de graver en taille douce ou à l’eau-forte, d’imiter ou de reproduire par la gravure ou l’eauforte les inventions de Pierre Rubens, peintre, domicilié à Anvers, lesquelles ont été ou seront gravées sur cuivre et dont il aura remis les épreuves à Leurs Hautes Puissances, et ce durant l’espace de sept ans, sous peine de confiscation des dites imitations par la gravure ou l’eau-forte, en outre d’une amende de cent florins Carolus. »

En même temps qu’il faisait travailler ses amis à La Haye afin d'obtenir le privilège désiré il faisait faire des démarches à Paris, pour obtenir de la Cour de France une protection semblable. Il était lié avec Gaspard Gevartius, l’érudit secrétaire d’État, et celui-ci était en relation avec Peiresc dont nous aurons à nous occuper plus amplement dans la suite. Grâce à l’intervention

Dix Lions

Dessin (Albertîne, Vienne)

LES PRIVILÈGES DES GRAVURES

de ces deux personnages, il réussit dès le 3 juillet 1619 à obtenir un privilège pour dix ans. Les considérants sont particulièrement bienveillants : « Nostre cher et bien aimé Pierre-Paul Rubens,

» dit le décret, l’un des peintres de ce siècle qui excelle le plus en son art nous a faict dire et » remonstrer, que depuis de longues années il s’est exercé à faire les ouvrages de peintures,

» si bien élabourez qu’ils sont aujourd’huy en grand prix parmy ceux qui en ont la cognois- » sance, et qu’il a esté invité par ses amys de faire graver et imprimer en taille douce les des- » seigns des plus belles pièces qui sont sortiz de sa main, ce qu’il ne peult faire sans de grands » frais et despens, dont il » ne se pouroit jamais des- » dommager, s’il est permis » à d’aultres graveurs et » libraires que ceux qu’il » pourrait choisir de graver,

» contrefaire et imprimer les » mesmes desseigns, qu’il » aura une fois mis au jour,

» pour a quoy obvier, Lui » avons permis et permet- » tons par ces présentes, de » vendre et distribuer par » tout nostre Ruyaume et » terres de nostre obéissan- » ce le recueil de ces des- » seings et peintures en toutes les formes et mar- » ges qu’il verra bon estre, pendant le temps et espace » de dix ans consécutifs, à compter du jour et date que ledit recueil sera achevé d’imprimer, faisant pour cet effect très expresses inhibitions et deffances à touts graveurs, imprimeurs, libraires et aultres personnes de quelque qualité et condition qu’ils soient de graver ou imprimer ou faire imprimer vendre ni distribuer led. recueil dans led. temps, sans le congé dud. exposant. Le tout sous peine d’une amende de mille livres. (1) Déjà avant le 3 octobre 1620, Rubens avait envoyé un exemplaire de ses gravures à Peiresc pour le faire déposer à la bibliothèque royale, afin de sauvegarder ses droits. Un procès intenté par Rubens en 1635 prouve que le privilège périmé en 1629 avait été renouvelé en 1632.

Le 29 juillet 1619, les Archiducs lui accordèrent en Brabant un privilège semblable qui devait rester en vigueur durant douze ans et punissait la contrefaçon de ces gravures de confiscation et d’une amende de trente florins rhénans ; le 16 janvier 1620, les souverains étendirent ce privilège à tous leurs États. En 1630, le roi d’Espagne lui accorda un privilège pareil pour toute

Vénus et Adonis (Ermitage, Saint-Pétersbourg).

(1) Bulletin-Rubens. III, page 193.

LUCAS VORSTFRMAN

l’étendue de ses États, durant un terme de douze ans ; le 22 mars 1644, il fut renouvelé pour douze ans au profit de ses héritiers.

Lucas Vorsterman. Rubens était donc protégé contre toute atteinte à son droit de propriété artistique et les premières planches gravées par Vorsterman parurent en 1620 avec privilège des Archiducs, des Provinces-Unies des Pays-Bas et du roi de France. (1) C’étaient des œuvres magistrales. Van Dijck avait fait les dessins d’après les tableaux du maître et celui-ci avait surveillé en personne l’exécution des gravures. Dans les productions de Vorsterman, le fini de l’ancienne école se combine avec la vigueur de la facture rubénienne : les planches de cette année se distinguent par le rendu exact, presque minutieux des détails, et par l’heureuse harmonie de l’ensemble ; l’aspect est brillant sans dureté ; la valeur des tons est rendue d’une façon qui permet de goûter la couleur de Rubens dans la gravure incolore. Ces planches marquent l’avénement d’une nouvelle école de gravure, l’école de Rubens, qui devait fleurir durant tout le reste du siècle, occuper un rang élevé dans l’histoire de la taille douce et dont l’influence devait se prolonger longtemps encore, et se faire sentir jusqu’à nos jours.

Malheureusement, Vorsterman ne devait pas travailler longtemps sous la direction de Rubens. En 1622, un événement malheureux mit fin à leur collaboration. Vorsterman souffrait d’une méningite. Il est probable que, dès 1620, il était sujet par intervalles à des accès de ce mal car, le 30 avril 1622, Rubens écrivait à Pierre van Veen, que depuis deux ans il n’avait pas produit grand’chose en fait d’estampes par suite des lubies de son graveur, qui peu à peu perdait complètement la tête et s’évertuait à prétendre que son nom et sa gravure faisaient seuls toute la valeur des estampes. Qui pis est, dans sa démence il allait jusqu’à insulter et à menacer publiquement Rubens de sorte que les amis du peintre jugèrent nécessaire de réclamer pour lui la protection spéciale des pouvoirs publics. En avril 1622, ils s’adressent au président du conseil privé de Sa Majesté le Roi pour lui représenter que Rubens, qui est un homme doué de belles facultés, sans parler de son talent pour la peinture, qui est admiré de chacun, a couru grand danger de la vie par les attaques d’un impudent personnage qui, au jugement de plusieurs, ne jouit pas de toute sa raison et ils le prient en conséquence de faire écrire au magistrat de la ville d’Anvers pour lui recommander d’étendre une protection spéciale sur Rubens comme sur une personne an salut de laquelle S. A. s’intéresse particulièrement. Ils avaient déjà invoqué eux-mêmes la protection du conseil de la ville, mais cette protection leur avait été refusée. Le 29 du même mois, il fut donné suite à la requête et ordonné au magistrat d’Anvers de veiller tout spécialement sur le repos et la sécurité de Rubens.

En 1623, parurent encore quelques gravures burinées par Vorsterman d’après Rubens,

(1) Rubens mentionnait clans les tenues suivants sur les plus anciennes des gravures qu’il faisait paraître les privilèges obtenus par lui : Cmn privilegiis Regis Christianissimi, Principum Belganun et Ordinum Bataviœ. Toutes les planches de

Vorsterman et les plus anciennes de Sclielte a Bolswert portent cette inscription, qui mentionne les privilèges octroyés par le roi de France, par les États-Généraux de Hollande et par les Archiducs. Il n’avait pas toujours grand souci de l’exactitude en l’employant, car il la fait figurer encore sur les planches gravées par Witdoeck, et datées de 1638. Les gravures plus récentes portent la mention suivante : Cmn privilegiis Regis Christianissimi, Serenissimœ Infantis et Ordinum Confœderatorum. Il

n’est plus fait mention de l’archiduc Albert et les États de Hollande sont remplacés par ceux des Provinces Unies. Nous trouvons cette inscription sur les gravures de Pontius et d’autres à partir de 1627, c’est à dire pendant que le privilège des Archiducs, qui allait de 1619 à 1631, était encore en vigueur ; seul le premier privilège des États-Généraux était alors périmé.

BOËTIUS ET SCHF.LTE A BOLSWERT

mais elles étaient gravées depuis l’année précédente ou avaient été achevées par un autre artiste. En 1624, Vorsterman partit pour l’Angleterre où il était appelé par Thomas Howard, comte d’Arundel, le célèbre amateur d’art. En 1630, il revint à Anvers où il travailla beaucoup pour van Dijck jusqu’en 1632. En 1638 parurent encore deux portraits d’hommes célèbres gravés par lui d’après Rubens, mais il est plus que probable qu’ils avaient été burinés avant 1622. Vorsterman vécut jusqu’en 1675 et mourut dans la misère. Les années où il travailla pour Rubens et van Dijck furent les plus brillantes de sa carrière ; le reste de celle-ci est sans intérêt pour nous.

Boëtius et Schelte a Bolswert. Parmi les premiers graveurs, tant par la date que par le rang, il faut compter les frères Boëtius et Schelte à Bolswert. Ils étaient nés l’un et l’autre à Bolswert en Frise, Boëtius vers 1580, Schelte quelques années plus tard. Ils s’étaient fait connaître tous les deux par des œuvres d’importance avant de quitter leur pays natal pour venir se fixer dans les Pays-Bas méridionaux. Boëtius habitait Anvers dès le 12 août 1617 lorsque Balthasar Moretus lui paya 31 florins pour les portraits de deux ducs de Brabant. (1) En 1620, il devint membre de la Sodalité des Célibataires, et fut reçu maître dans la Confrérie de Saint-Luc. Nous croyons que Schelte a Bolswert arriva à Anvers en même temps que son frère; mais ce n’est qu’en 1625-1626, qu’il y fut reçu maître. Vers 1628, les Bolswert habitèrent quelque temps Bruxelles. Une partie des planches qu’ils fournirent pour V Académie de i'Espée par Gérard Thibault, publiée en 1628, sont datées de cette ville. Ils étaient encore occupés à ce travail lorsqu’ils retournèrent à Anvers où Boëtius mourut le 25 mars 1633 et Schelte le 12 décembre 1659. Boëtius a Bolswert ne grava que cinq planches d’après Rubens, le Jugement de Salomon (Œuvre. N° 122), la Résurrection de Lazare (Œuvre. N° 263), le Calvaire, du Musée d’Anvers (Œuvre. N° 296), la Dernière Cène (Œuvre. N° 265) et une Tête de César (Œuvre. N° 1216). Toutes ces planches furent burinées après le 13 juillet 1621, car le privilège fut octroyé après la mort de l’archiduc Albert. Le Christ au coup de lance porte la date de 1631 et il est bien possible que les autres planches datent également des dernières années du graveur. Le travail de Boëtius a Bolswert garde encore quelque chose du fini et du brillant de celui de Vorsterman, mais il a plus de vigueur, de fermeté et de largeur. Il comprend Rubens et rend parfaitement la richesse de sa couleur, et le caractère épique de ses formes. Ses planches comptent parmi les meilleures qui aient été exécutées d’après le maître.

Schelte a Bolswert est par excellence le graveur de Rubens ; aucun n’a autant travaillé d’après lui ; il ne grava pas moins de 86 planches d'après le grand peintre sur des sujets de tout genre : tableaux religieux, historiques, mythologiques, portraits, chasses, paysages. Rien que dans ce dernier genre, il grava cinq grandes planches et vingt petites. Nul n’a mieux compris et n’a mieux rendu Rubens sous les aspects multiples que prenait son art ; dans les premiers temps, la forme du maître était plus ferme, son dessin plus élégant, sa couleur plus riche; plus tard sa facture devint plus moelleuse, son dessin plus libre, ses tons plus clairs ; on retrouve toutes ces qualités dans le travail du graveur, avec la vigueur, le mouvement, la transparence propres au peintre.

(1) Adi 12 (Augusti m.dc.xvij) a Bolswert pour deux effigies des ducqs de Brabant taillées fl. 31 (Archives du Musée Plantin-Moretus. Semaines des Compagnons commencées en Julio 16)7 et finissans en Juin 1624 ft 7).

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