NÉGOCIATIONS A MADRID
» ou bien qu'on l’a chargé, en homme qui possède la confiance de tous dans son pays, de dire » ce que pense son peuple d’une trêve à conclure en Flandre. »
En septembre 1628, l’envoyé vénitien, Alvise Mocenigo, écrivit au doge que le bruit courait que la paix avec l'Angleterre allait être signée, ou l’était déjà; on racontait aussi qu’un armistice avait été conclu avec les Hollandais par l’entremise de Rubens.
Achille reconnu par Ulysse parmi les filles de Lycomède.
Négociations a Madrid. Quelques jours après le départ de Rubens, Scaglia était arrivé d’Angleterre à Bruxelles, accompagné de Gerbier. Ils se rendaient tous deux en Savoie. En même temps qu’eux arrivèrent Endymion Porter et don Francisco Zapata, qui partaient pour l’Espagne, afin d’être présents aux négociations entamées par Rubens et d’y intervenir au besoin. Scaglia s’entretint longuement avec l’infante des dispositions où étaient les hommes d’état anglais, et le 6 septembre 1628, Isabelle transmit à son neveu les plus importantes de ces communications.
L’Angleterre voulait la paix avec l’Espagne, disait-elle, mais tenait toujours à y faire comprendre le comte palatin, le roi de Danemarck et les Provinces-Unies. Elle se proposait même de conclure avec celles-ci une alliance de quelques années contre ceux qui attenteraient à l’indépendance des insurgés. Scaglia était d’avis qu’il fallait commencer par conclure un armistice, pendant lequel on négocierait la paix. Il conseillait de se hâter et de ne pas réclamer