‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 105 sur 553 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

rehaut de lavis à l’encre de Chine. Le premier représente, juxtaposés sur une même feuille et déterminés par des numéros : i° Abraham se disposant à sacrifier son fils ; 2° Isaac aveugle, « ainsi qu’il l’était dans

sa vieillesse » ; 3° Jacob voyant en songe l’échelle miraculeuse. Dans le second, le roi David agenouillé joue de la harpe, tandis qu’au ciel les anges chantent les louanges du Seigneur.

Ces compositions esquissées d’un trait facile n’ont pas grande originalité ; elles offrent cependant quelque intérêt à cause des inscriptions que Rubens y a mises. Outre la désignation des sujets représentés, nous lisons, en effet, sur la seconde, la note suivante : « Il est bon de remarquer que ces croquis faits à la hâte .ujK.MiAM. is.\.\c ET JACOB. et du premier coup, ne

(Dessin à la plume, Musée du Louvre.)

peuvent donner qu’une

idée bien insuffisante de ce que seraient les tableaux. Ce n’est donc là qu’une simple indication de la pensée. Les cartons qui seraient faits ensuite et les peintures elles-mêmes seraient exécutés avec tout le soin et l’élégance possibles. » La proposition de Rubens ne fut sans doute pas agréée, car on ne connaît ni tableaux, ni gravures d’après ces esquisses.

En revanche, l’artiste allait être bientôt chargé d’un travail très important qui lui fut commandé dans les conditions les plus flatteuses. Sur l’emplacement d’une ancienne chapelle qui lui avait été concédée, saint Philippe de Néri, le fondateur de l’ordre de l’Oratoire, avait élevé une église magnifique dédiée à la Nativité de la Vierge et connue sous les

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