‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 125 sur 553 · BON SOUVENIR QU’IL GARDE DE L’ITALIE · texte numérisé non relu

BON SOUVENIR QU’IL GARDE DE L’ITALIE

lui conseillaient, on le voit, de s’affranchir d’une dépendance qui, avec le temps, pèserait sur lui de plus en plus.

Intelligent comme il l’était, Rubens comprit bien vite la situation, et sa

l’hôtel de ville d’.\nvers.

(Dessin de Boudier, d'après une Photographie.)

détermination étant arrêtée, il écrivit, suivant toute vraisemblance, au duc et à Chieppio pour les en prévenir et pour remercier ce dernier des preuves nombreuses de sympathie qu’il lui avait données. Il ne paraît pas que l’on ait essayé à Mantoue de combattre la résolution annoncée par l’artiste de ne plus retourner dans cette ville. Du moins, les archives locales n’ont gardé aucune trace de lettres ou de pièces de comptabilité relatives à cette affaire. Ce n’est guère qu’une dizaine d’années plus tard qu’on retrouve de nouveau et de loin en loin, dans les dépêches du résident des Gonzague à Paris, le nom de Rubens, au moment où celui-ci vint en France pour les peintures de la Galerie de Médicis. L’artiste cependant conserva toujours un souvenir vivace de son séjour en Italie, et plus de vingt ans après, apprenant, au mois d’août i63o, la prise et le sac de Mantoue, il écrivait à son ami Peiresc : « Nous avons reçu ici de très mauvaises nouvelles d’Italie; le 22 juillet, Mantoue a été enlevée d’assaut

Page 1