‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 132 sur 553 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

d’artifice à celle d' Ilolophevne » (i). Une inscription latine placée au bas de la gravure de C. Galle, le père, rappelle que c’est en souvenir de la promesse laite autrefois en Italie à Jean van den Wouwere que cette planche, « la première qui ait été tracée sur le cuivre d’après

une de ses peintures, est dédiée par Rubens à son très illustre ami ».

Les sujets si divers traités tour à tour par Rubens attestaient de la manière la plus évidente toute la souplesse de son talent. En même temps que sa réputation s’étendait ainsi, les commandes qui lui étaient faites devenaient de plus en plus nombreuses. Les archiducs avaient été des premiers à rendre justice à son mérite. Nous savons par des biographes qu’il avait peint pour eux une Vierge avec l'Enfant Jésus et qu’il avait été aussi chargé d’exécuter leurs portraits, dont les originaux ne nous sont plus connus que par les gravures faites en i6i5 par Jean Muller et par d’anciennes copies que possède la Confrérie des Escrimeurs de Gand. Pendant les séances qu’ils lui accordèrent, les gouvernants avaient, sans doute, pu apprécier la distinction de l’artiste, le charme de ses manières et de sa conversation. Comme témoignage de leur contentement, ils avaient, le 8 août 1609, commandé pour lui à leur orfèvre Robert Staes, movennant une somme de 3oo florins, une chaîne en or avec une médaille à leur effigie, prélude d’une distinction plus haute qu’ils ne tardaient pas à lui conférer le 28 septembre suivant. Après avoir

(1) Lettre il William Trumbull, 21 septembre 1621.

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