LE CHRIST MORT, PLEURÉ PAR LES SAINTES FEMMES ET SAINT JEAN
(Musée d’Anvers.)
exacte détermination des saillies relatives dans ses tableaux et suivant la remarque d’Eugène Delacroix, « cette science des plans l’élève au-dessus de tous les prétendus dessinateurs ; quand ils les rencontrent, il semble que chez eux ce soit une bonne fortune ; lui, au contraire, dans ses plus grands écarts ne les manque jamais ». Nous en retrouverons plus d’une fois la preuve dans les productions qui suivront ; mais, dès ce moment, son excellence à cet égard est manifeste.
Quant à la facture, c’est elle surtout qui a bénéficié de cette division réfléchie du travail à laquelle Rubens s’est appliqué. Grâce à ce fractionnement de sa tâche, il a mérité l’aisance, la liberté et l’entrain qui caractérisent son exécution. Toujours en haleine, il n’a pas à se dépenser au hasard, et chacun de ses efforts successifs ne visant qu’une fin précise il