‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 141 sur 553 · LE CHRIST MORT, PLEURÉ PAR LES SAINTES FEMMES ET SAINT JEAN · texte numérisé non relu

LE CHRIST MORT, PLEURÉ PAR LES SAINTES FEMMES ET SAINT JEAN

(Musée d’Anvers.)

exacte détermination des saillies relatives dans ses tableaux et suivant la remarque d’Eugène Delacroix, « cette science des plans l’élève au-dessus de tous les prétendus dessinateurs ; quand ils les rencontrent, il semble que chez eux ce soit une bonne fortune ; lui, au contraire, dans ses plus grands écarts ne les manque jamais ». Nous en retrouverons plus d’une fois la preuve dans les productions qui suivront ; mais, dès ce moment, son excellence à cet égard est manifeste.

Quant à la facture, c’est elle surtout qui a bénéficié de cette division réfléchie du travail à laquelle Rubens s’est appliqué. Grâce à ce fractionnement de sa tâche, il a mérité l’aisance, la liberté et l’entrain qui caractérisent son exécution. Toujours en haleine, il n’a pas à se dépenser au hasard, et chacun de ses efforts successifs ne visant qu’une fin précise il

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