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par lui qu’il tire la force de ses créations. Il a sa manière à lui de la consulter, et les études qu’il fait en présence de la réalité se transforment facilement en tableaux. Les divers animaux que les archiducs possé-
NEPTUNE ET A.MPHITRITE.
(Musée de Berlin.)
daient dans leurs collections ou peut-être aussi quelque ménagerie de passage à Anvers lui avaient fourni l’occasion d’observer de près les fauves qu’on rencontre souvent dans ses œuvres à cette époque. Comme la plupart des grands artistes, il était épris de la beauté de leurs formes, de la noblesse de leurs allures, de la royale majesté de leurs visages. Aussi avait-il de son mieux enrichi sa mémoire et ses cartons de précieux renseignements qu’il devait largement utiliser par la suite. Peut-être faut-il voir, dans l’esquisse d’une Tigresse allaitant ses petits qui appartient à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne, une de ces études faites sur le vif.