‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 197 sur 553 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Ilorins dans mes constructions, je ne voudrais pas, pour un simple caprice, dépasser les bornes d’une sage économie. De fait, je ne suis pas un prince, mais bien un homme qui vit du travail de ses mains. Si donc

V. E. désire avoir des peintures pourla somme totale,soit des originaux, soit des copies bien retouchées (dont le prix est plus avantageux), je la traiterai avec générosité et je m’en remettrai pour l’évaluation des prix au jugement de n’importe quelle personne éclairée. » Si pourtant sir Dudley persistait à vouloir des tapisseries, Rubens' s’offre à l’aider dans cet achat, la chose lui étant très facile à raison des nombreuses commandes faites pour l’Italie et par son intermédiaire à des fabricants de Bruxelles auxquels il a même fourni les cartons qu’ils ont exécutés pour des

seigneurs génois. Il pourrait donc lui en procurer pour 2 000 florins et les 4000 florins restants seraient employés à l’achat de n’importe quels tableaux pris sur la liste ou qu’il s’engagerait à peindre lui-même.

Sans \ ouloir s’engager pour les tapisseries, sir Dudley accepta la transaction en ce qui concernait les peintures; mais, relevant le propos de l’artiste qui se défendait d’être un prince, il l’assurait « qu’il le tenait, en réalité, pour le Prince des Peintres et des gens bien élevés ». Afin de terminer l’alfaire, Rubens versa à sir Dudley la somme de 2 000 florins

S.UNT SEB.\STIEN.

(Musée de Berlin.)

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