CHAPITRE PREMIER
à Geldrop, pouvait parler « de la grande affection qu’il avait gardée pour cette ville de Cologne où il était resté jusqu’à sa dixième année ».
Elevé par une telle mère, Rubens lui a dû beaucoup. Le dévouement aux siens, l’activité courageuse, la simplicité, le naturel et le tact parfaitSj le stoïcisme dans la souffrance dont il fit preuve pendant toute sa vie, il en avait eu, dès le berceau, l’exemple sous les yeux. Mais avec ces qualités qu’il aimait chez sa mère et qui justifiaient assez la vivacité de la tendresse qu’elle lui inspirait, il y avait tout un passé d’épreuves et de généreuses immolations qu’il ne pouvait pas soupçonner. Le soin même avec lequel elle s’attachait à en effacer la trace montre assez ce qu’était cette noble femme. Son fils la savait excellente et elle était héroïque. Aujourd’hui, malgré les obscurités accumulées de parti pris par Maria Rubens sur ces années d’exil et d’indicibles tourments, la vérité s’est fait jour. 11 n’est que juste qu’un peu de la gloire acquise à son nom par le grand artiste lui revienne. Elle avait tant été pour lui à la peine, c’est bien le moins qu’elle soit avec lui à l’honneur.
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