CHAPITRE II
ANVERS A LA FIN DU XVI° SIECLE. — ÉDUCATION DE RUBENS. SA VOCATION. — IL A
SUCCESSIVEMENT POUR MAITRES T. VERHAECHT, A. VAN NOORT ET O. VAN VEEN. — INFLUENCE DE CE DERNIER SUR RUBENS. DÉPART POUR l’iTALIE.
ÉTUDE d’enfant.
(Collection de l’Albertine.)
SI N rentrant, vers le milieu de l’an- <! née iSSy, à Anvers, avec trois ^ des enfants qui lui restaient.
Maria Rubens y trouvait bien des changements survenus pendant son émigration. Depuis près de vingt ans qu’elle s’en était éloignée, la malheureuse ville avait, en effet, traversé une période non i nterrompue de troubles et de sanglantes dissensions. En iSyô, à la mort de Requessens, qui avait succédé au duc d’Albe, une lutte terrible s’étant engagée entre les habitants et les soldats espagnols, ceux-ci mirent Anvers au pillage, incendièrent l’hôtel de ville et les quartiers voisins. Au milieu de ces continuelles agitations, la guerre contre les révoltés hollandais se pour-