DESSINS FAITS POUR LES GRAVEURS
reux d’avoir trouvé dans van Dyck un artiste qui sût à son gré traduire ses compositions par des dessins destinés à la gravure. » Tout en confirmant cette assertion, Mariette nous apprend, il est vrai, que « les belles estampes de Ru~ bens gravées de son vivant, ne l’ont pas été d’après ses tableaux, mais d’après des dessins très terminés ou d’après des grisailles peintes à l’huile en blanc et noir, qu’il avait l’art de préparer et d’amener à l’effet de clair-obscur que de-vait produire la gravure qui ne tire de l’effet que de l’opposition du blanc et du noir. « J’ai vu, ajouîe-t-il, bon nombre de morceaux préparés par Rubens pour les gravures et j’en possède plusieurs que M. Crozat avait rassemblés et que Jabacli avait fait acheter
autrefois à la vente du cabinet de Rubens qui se fit après la mort de ce grand peintre.... Beilori a écrit dans la vie de van Dyck que Rubens s’était souvent servi de cet élève pour lui préparer ces dessins et ces grisailles, et je suis porté à le croire, car son pinceau délicat et facile y était tout à fait propre (i). »
, Que Rubens, quand il en avait le loisir, ait lui-même exécuté quelquesuns de ces dessins, la chose est certaine, et il nous suffira de rappeler à ce propos une Sainte Famille, à la plume et au lavis («British Muséum») qui a été reproduite par Michel Lasne; le Christ en Croix, à la pierre