‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 255 sur 553 · LE REPOS EN ÉGYPTE · texte numérisé non relu

LE REPOS EN ÉGYPTE

(Fac-similé d'une Gravure de C. Jegher, portant les retouches de Rubens. Bibliothèque Nationale.)

cet égard, — le maître, avec sa curiosité toujours en éveil, cherchait à profiter de toutes les découvertes faites pour faciliter ou améliorer la tâche des graveurs qu’il employait et par l’expérience qu’il avait personnellement de leur métier, il était tout à fait à même de les diriger en leur donnant les conseils pratiques qui lui permettaient d’obtenir d’eux l’exécution la plus conforme à ses désirs.

Pour tous ces soins et pour les dépenses faites par lui à ce propos, Rubens entendait bien avoir ses sûretés et n’être pas frustré du fruit de ses avances et de ses peines. La contrefaçon était en effet depuis longtemps un mal dont se plaignaient les graveurs sans pouvoir obtenir justice contre ceux qui non seulement les fraudaient, mais qui compromettaient leur nom par les copies indignes qu’ils leur imputaient. Lucas de Leyde et Albert Durer entre autres, lésés dans ia propriété de leurs estampes originales, avaient plus d’une fois adressé aux princes leurs

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