LE COURONNEMENT DE LA VIERGE
(Fac similé de la Gravure de Ch. Jegher, d’après Rubens.)
ou plutôt Pontius, — car c’est ainsi qu’il a signé ses ouvrages — nous apparaît, dans le portrait que van Dyck nous a laissé de lui, comme un cavalier accompli, de physionomie avenante et ouverte. De bonne heure, il avait acquis une habileté qui facilement aurait pu dégénérer en virtuosité. Après le départ de Vorsterman, il était tout désigné pour le remplacer auprès de Rubens. L’artiste n’ayant plus avec lui van Dyck pour fournir à ses graveurs des reproductions de ses oeuvres, avait pris la peine de faire lui-même les dessins qu’il leur confiait, notamment celui de V Assomption de la Vierge, dont la planche fut terminée dès 1624 par Pontius. Ce dernier, avec moins de force que Vorsterman, a plus d’élégance et sa planche du Saint Roc h, d’après le beau tableau de l’église d’Alost, vaut celle du Saint Laurent, de son maître. Malheureusement Rubens ne devait pas jouir bien longtemps de la collaboration de Pontius, et les séjours prolongés que le peintre diplomate fit successivement en