‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 276 sur 553 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

\ erbiage et de la frivolité, et en envoyant à l’un de ses amis, Pierre Dupu-v, un livre qu’il n’a pu lire lui-même, il se défend de « faire d’un temps précieux un si mauvais emploi que de le consacrer à des fadaises [poltronnerie) pour lesquelles il

a une naturelle aversion ». { Lettre du 22 octobre 1626.) Une autre fois, il trouve indigne de s’occuper de ces bagatelles que les « colporteurs de nouvelles {cantafavole) et les charlatans publient dans leurs rapports.... Pour lui, il veut se tenir dans des régions plus élevées ; summa sequar fastigia rerum ».

Toutes les aptitudes, toutes les aspirations de cet esprit si net et si étendu nous sont révélées par l’énumération de ces achats successifs. La science l’attire tout d’abord et le premier livre qu’il achète, le 17 mars i6i3, a trait à l’histoire naturelle : Aldovrandus. De Avibus. La même année, suivent du même auteur : Les Insectes, les Poissons ; puis d’autres ouvrages sur les Serpents et les Crustacés. En i6i5, son goût pour la botanique et l’horticulture le décide à payer 98 florins un in-folio : llortus Eystettensis, publié à Nuremberg deux ans auparavant, avec de nombreuses planches de plantes et de fruits. 11 veut aussi se tenir au courant de la géographie et des voyages., et les quatre volumes de de Bry sur les Indes orientâtes et les Indes occidentales (Francfort i6o2-i6i3j sont portés à son compte pour 96 florins. 11 est particulièrement attentif à tout ce qui concerne les lois de la vision, et nous avons relevé parmi les premiers travaux qu’il ait exécutés pour la maison Plantin le frontispice

LA BIBLIOTHÈQUE DR RUBENS. 3n,S

et les six vignettes du Traité d'optique du P. F. Aguilon l'Anvers, i6i3). Cette science qui touche de si près aux conditions essentielles de son art le préoccupe vivement, et dans une lettre qu’il écrivait à Dupuy 129 mai

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