CHAPITRE XIII
MARIE DE MÉDICIS CONFIE A RUBENS LA DÉCORATIO'N DU PALAIS DU LUXEMBOURG.
SES RELATIONS AVEC PEIRESC. — ESQUISSES DES TABLEAUX DE LA GALERIE ET CAR- TONS DE L'Histoire de Constantin. — séjours successifs a paris en 1622, 1623 ET 1625. MISSION DIPLOMATIQUE DE RUBENS.
SI grand que fût l’amour de Rubens pour son intérieur, il allait être obligé de le quitter à diverses reprises et de renoncer pour quelque
temps à la vie de tranquillité et de travail que jusque-là il avait menée. Marie de Médicis avait, en effet, pensé à lui pour décorer le palais qu’elle venait de se faire construire à Paris. Sans même parier de la célébrité de son nom déjà répandue dans toute l’Europe, Rubens n’était pas un étranger pour la reine de France. Gelie-ci avait pu entendre parler de lui par sa sœur Éléonore, la femme du duc Vincent de Gonzague, au service duquel le peintre était resté pendant près de huit ans en Italie. Malgré leur séparation, les -deux sœurs n’avaient pas cessé d’entretenir des relations
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