‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 286 sur 553 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

une instruction en rapport avec son rang. Déjà, avec Isl Présentation du portrait de Marie de Médicis à Henri /F, les entorses à la vérité s’accusaient plus marquées et plus vives. L’amour, on le savait assez, était

complètement étranger au choix que le roi de France avait fait de sa future épouse. Quand, à la suite de son divorce avec la reine Marguerite, il s’était résolu à un second mariage, il avait un moment songé à l’Infante Claire-Isabelle- Eugénie, gouvernante des Flandres, et « il se serait accommodé d’elle, bien que vieille et laide, si avec elle il avait épousé les Pays-Bas », Il eû.t bien voulu aussi que Sully pensât pour lui à Gabrielle d’Estrées; mais ce qu’il appréhendait par-dessus tout, c’était une alliance avec la maison de Médicis, avec cette race d’où sortait « la reine-mère Catherine qui avait fait tant de maux à la France ». Cependant les obligations de toute sorte qu’il avait au grand duc de Toscane et les sommes considérables qu’il lui devait l’avaient décidé à passer outre et les longues négociations auxquelles donna lieu ce mariage, eurent surtout pour objet une augmentation de la dot de la princesse, suffisante pour remettre à flot le trésor royal. Une fois les accords faits, sa fiancée, toute à la joie des grandeurs auxquelles elle était destinée, avait eu un moment l’espoir de toucher le cœur de ce barbon qui approchait de la cinquantaine. Il se montrait, de loin, plein d’attentions. Voulant que sa fiancée fût habillée à la mode de France, il lui envoyait « des poupines » pour lui servir de modèles et, toujours gaillard, il la priait de prendre

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