‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 287 sur 553 · CHOIX DES SUJETS · texte numérisé non relu

CHOIX DES SUJETS

grand soin de sa santé pour que, dès son arrivée, « ils pussent faire un bel enfant qui fît rire ses amis et pleurer ses ennemis ». Mais l’illusion ne fut pas de longue durée. Quand, mariée par procuration à Florence, la

V U ii DU PALAIS DU L U X E -\1 B O U R G . (Fac-siinilé d'une ancienne Gravure.)

princesse, après une traversée fort pénible, abordait à Marseille avec sa riche galère, sa déception avait été très vive de trouver pour la recevoir, non pas son mari, mais le grand chancelier qu’il avait envoyé à sa place. A Lyon, où le cérémonie officielle du mariage avait enfin eu lieu, l’époux volage était déjà retombé sous la domination de ses maîtresses et il allait bientôt infliger à sa nouvelle compagne la honte d’admettre à sa table, à côté d’elle, Henriette d’Entraigues. Ainsi commencée, la vie conjugale n’avait été qu’une suite de brouilles et de tiraillements continuels.

On ne pouvait oublier, non plus, que le Couronnement de Marie de Médicis à Saint-Denis, introduit par la reine dans le programme des peintures de sa galerie, n’avait précédé que d’un jour l’assassinat de son mari. Sa douleur avait été à peine décente et, sans ajouter foi aux terribles accusations qui furent à ce moment portées contre elle, il ne fallait pas, en réalité, s’attendre à la voir beaucoup pleurer celui qui lui avait imposé de si nombreuses humiliations. Avec la régence, qui marqua le point culminant de sa prospérité, des difficultés de toutes sortes allaient surgir.

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