‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 301 sur 553 · CHAPITRE Xlll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xlll

n’était pas une raison pour renoncer à des pratiques dont on avait pu apprécier l’efficacité. L’Infante savait quels services elle était en droit d’attendre d’un homme tel que Rubens, dont elle connaissait l’intelligence et la sûreté, et la commande qu’il avait reçue de la reine mère, le temps

LOlIl ET SA FAMILLE QUITTANT SUDOME.

(Musée du Louvre.)

qu’il lui fallait passer à Paris pour terminer et installer ces peintures, en éloignant tout sujet de défiance, le mettaient en bonne situation pour bien observer la cour et dissimuler les démarches que, d’accord avec l’infante, il jugerait à propos de faire. Mais, si grandes qu’eussent été ses précautions, le secret n’avait pas été si bien gardé que l’ambassadeur de France à Bruxelles, le sieur de Baugy, ne l’eût percé longtemps avant le départ de Rubens pour Paris. Dans une dépêche qu’à la date du 3o août 1624, il adressait au Secrétaire d’État d’Ocquerre, nous lisons, en effet, les lignes suivantes : « Les propos d’une trêve ne sont point désagréables à l’Infante, de quelque part qu’ils viennent, prêtant même tous les jours l’oreille à ceux que lui tient à ce sujet Rubens, peintre célèbre d’Anvers, connu à Paris pour ses ouvrages qui sont dans l’hôtel de la reine mère, lequel fait plusieurs allées et venues d’ici au camp du marquis Spinola, donnant à entendre qu’il a pour ce regard quelque intelligence particulière avec le prince Henri de Nassau, de qui il dit connaître l’humeur assez

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