‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 32 sur 553 · ŒUVRES DE VAN NOORT · texte numérisé non relu

ŒUVRES DE VAN NOORT

un recueil de prières publié en 1608; d’autres enfin, au nombre de neuf, ont été gravés en i63o par Ch. Malery pour le Sacrum Oratorium de P. Biverus. Malgré la différence des dates, ces œuvres très insignifiantes ne sont guère que des travaux visant un but industriel plutôt qu’artistique. Elles ne se distinguent en rien de la foule des publications anonymes de l’imagerie religieuse dont Anvers était alors le grand centre de production et qui, de là, se répandaient dans toute l’Europe et jusque dans l’Amérique espagnole.

Généralement inspirées par des ecclésiastiques, ces compositions abondent en traits de mauvais goût et en prétentieuses subtilités. On y retrouve ce mélange de sacré et de profane qui, dans la littérature comme dans l’art, était fort en vogue en ce temps-là. Des sujets pareils, on le comprend, n’étaient guère de nature à inspirer Van Noort : aussi s’est-il contenté de suivre docilement les instructions qui lui étaient prescrites, sans trop s’inquiéter de donner à ces travaux une tournure originale. D’autres planches exécutées probablement d’après des dessins du maître, nous montrent son talent sous un jour bien différent. Il s’agit d’une suite des Cinq Sens, gravée aussi par Adrien Collaert et qui fait penser aux sujets familiers traités vers cette époque en Hollande par Esaïas van de Velde ou Buytenvech. Tout en y montrant un peu plus d’ampleur et d’originalité que dans ses compositions religieuses, van Noort est loin d’atteindre la force et la vérité intime d’observation de

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